La Ruche

Nous sommes heureux de vous présenter la nouvelle plateforme collaborative du Parti Socialiste, La Ruche ! Grands chantiers, nouvelles idées, cet outil ouvert aux militants et sympathisants doit nous permettre d’échanger, partager nos expériences et initiatives, nous retrouver autour des défis auxquels les citoyens font face dans leur quotidien. Alors camarades, ami-e-s, à vos claviers !

Désengagement de Ford du site de Blanquefort

La Fédération du Parti Socialiste de la Gironde réagit avec colère et indignation à la décision de Ford, annoncée ce mardi 27 février, de se désengager de l’usine de Blanquefort.

« C’est un véritable gâchis industriel qui ne sera pas sans conséquence économique pour le territoire »

précise Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral, avant d’ajouter :

« Cette décision est d’autant plus choquante que l’usine de Blanquefort est compétitive et que de nombreuses aides publiques ont été octroyées à Ford »

La Fédération salue toutefois le formidable travail des élus locaux qui se sont fortement investis dans ce dossier pour sauver les emplois du site.

« Aujourd’hui, je pense surtout aux répercussions humaines et à toutes ces familles qui sont désormais confrontées à l’incertitude de l’avenir » , conclut le responsable fédéral.

L’économie sociale et solidaire – Une histoire de la société civile en France et en Europe de 1968 à nos jours

« L’économie sociale et solidaire n’existe pas ».

D’aucuns dénoncent une forme de privatisation qui consiste à transférer la solidarité de l’État social vers les initiatives socio-économiques. En pointant à raison une contradiction possible, ils laissent entendre que l’économie sociale et solidaire n’est qu’un concept. Elle est pourtant une réalité sociale, dont les racines plongent au cœur du XIXe siècle.

Le mot connaît certes une éclipse à partir des années 1930, à la fois en raison de la différenciation statutaire de ses organisations, séparées entre coopératives, mutuelles et associations, et de l’essor de l’État social. Mais l’économie sociale et solidaire réapparaît à partir de 1968 à la faveur d’une réarticulation des rapports entre l’État, le marché et la société civile.

Timothée Duverger nous entraîne sur les chemins de cette résurgence qui croisent la grande histoire, de Mai 68 à la crise du capitalisme de 2008, en passant par l’effondrement du bloc communiste au tournant des années 1990. Ce faisant, il exploite la capacité critique et émancipatrice de l’histoire. En déplaçant la focale sur les brèches, il fait de l’histoire l’exploratrice des potentialités alternatives, souvent inabouties mais toujours sources d’imagination, que recèle la démocratie.

L’économie sociale et solidaire, qui a la double qualité de générer à la fois des activités économiques et des groupements de personnes, n’est-elle pas le laboratoire démocratique où s’expérimente le ré-encastrement du marché dans la société ?

Docteur en histoire contemporaine spécialiste des alternatives, chargé de cours à l’IEP de Bordeaux, Timothée Duverger est l’auteur de 3 ouvrages : La décroissance, une idée pour demain (Sang de la Terre, 2011), Le Parti socialiste et l’écologie (Fondation Jean Jaurès, 2011) et La modernité relationnelle (Ère, 2013).

La campagne de Benoît Hamon officiellement lancée à Cenon

Près de 800 militant-es et sympathisant-es étaient présents mardi 7 mars au Rocher de Palmer à Cenon, pour lancer officiellement la campagne de Benoît Hamon en Gironde.

Après l’accueil par Alain David, Maire de la commune, Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral et mandataire départemental du candidat a rappelé que la campagne n’avait pas attendue son lancement officiel pour battre son plein sur l’ensemble des territoires girondins.

Europe-Ecologie-Les-Verts, qui prend pleinement part à la campagne depuis le ralliement de Yannick Jadot, était représenté par Gérard Chausset. Ce dernier a mis l’accent sur une alliance historique, puisque, pour la 1ère fois depuis 1974, il n’y aura pas de candidat des Verts au 1er tour de l’élection présidentielle.

Alors que les affaires de la droite et de l’extrême droite monopolisent la scène médiatique, il est plus que temps de nous concentrer sur le projet et les propositions que nous portons pour les Français-es. C’est sur ce point qu’a insisté Naïma Charaï, porte-parole de Benoît Hamon, rappelant que le candidat a besoin de toutes les forces et de toutes les énergies pour les 50 prochains jours qui nous séparent du 1er tour. A la veille du 8 mars, elle a également insisté sur les propositions de notre candidat pour les droits des femmes.

La campagne sera courte, Benoît Hamon l’a voulue innovante, basée sur l’intelligence collective, au plus près des territoires,  en associant toutes les bonnes volontés et en favorisant la prise d’initiatives. Matthieu Rouveyre, qui dirige la campagne du candidat sur le département, en a présenté les déclinaisons locales. Il a exposé les supports et les outils disponibles et appelé à la mobilisation de tous et notamment de la jeunesse, que Benoît Hamon a placée au cœur de son programme comme l’a rappelé Inès Rabeï, du Mouvement des Jeunes Socialistes.

Les mots forts de Jean-Luc Gleyze, Président du Conseil Départemental de la Gironde, en faveur du rassemblement ont fait écho aux interventions précédentes. Face aux candidats de la droite et de l’extrême-droite, il voit en Benoît Hamon le candidat qui « donne envie de voter « pour » ». Pour le Revenu Universel, qui protège et accompagne, et qui est d’ailleurs à l’étude au Département. Pour des services publics forts, modernes et bienveillants. Pour l’accompagnement du vieillissement dans la dignité.

Après les interventions, les militant-es et sympathisant-es présent-es ont pu échanger avec les référents des équipes de campagne sur des stands organisés par circonscription et partager un verre de l’amitié.

59.35% pour Benoît Hamon en Gironde

A l’instar des résultats nationaux, les électeurs girondins ont placé Benoît Hamon largement en tête du second tour des Primaires Citoyennes, avec 59.35% des suffrages.

Avec une participation en hausse ce dimanche, la Fédération du Parti Socialiste de la Gironde se félicite de la bonne organisation de cette séquence démocratique.

« La Primaire a permis de désigner notre candidat à l’élection présidentielle, nous devons désormais nous rassembler derrière Benoît Hamon pour une campagne qui s’annonce courte et intense »,

précise Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral. Avant d’ajouter :

« Nous allons devoir mener de front les campagnes des élections présidentielles et législatives. Notre unité sera un atout déterminant pour battre la droite et l’extrême-droite en mai et juin prochain »

La Fédération socialiste girondine se prépare désormais à entrer en campagne dans les tous prochains jours.



 

Élections législatives, désignations 10e circonscription

Suite au communiqué de presse de Philippe Buisson, Maire de Libourne et Président de la CALI, relatif à la situation sur la 10e circonscription de la Gironde, Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral, tient à rappeler qu’aucune décision définitive n’a pour le moment été prise quant au gel de cette circonscription pour les désignations des candidat(e)s socialistes aux élections législatives.

« Une commission électorale fédérale doit se réunir ce soir et examinera la situation. Quoi qu’il en soit, le dernier mot reviendra au Bureau National qui doit se tenir le 21 novembre. Toute précipitation et tout emballement ne préfigurent donc en rien de la décision finale, et des suites qui seront données»

précise le responsable politique. Avant d’ajouter :

« Tout doit être mis en œuvre pour que la démocratie militante puisse s’exercer dans la 10e circonscription au même titre que dans l’ensemble des circonscriptions girondines, en responsabilité politique et dans la sérénité, conformément à la volonté du Conseil Fédéral ».

Jeudi de la Fédé #7 « Éducation populaire »

Les « Jeudis de la Fédé » reprenaient ce jeudi 17 novembre, après la pause du mois d’octobre en raison de la tenue de l’Université de l’Engagement, pour une 7e édition sur la rive droite à l’invitation de la section de Bassens.

Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral, a introduit la soirée et remercié tout particulièrement Emilie Coutanceau, Secrétaire fédérale à la vie militante, animation fédérale et sections, et l’ensemble du Secrétariat Fédéral pour leur implication dans l’organisation de ce temps fort de la vie militante girondine.

Après que le Maire Jean-Pierre Turon ait pris la parole pour accueillir les militants dans sa commune, c’est Alexandre Rubio, Secrétaire de la section locale qui a lancé le débat sur la thématique : « Territoires, jeunesse et citoyenneté : l’éducation populaire est-elle toujours d’actualité ? »

Manuel Dias Vaz, Président de la Ligue des Droits de l’Homme Bordeaux et Président de l’association Passage à l’art amorce son propos en évoquant la crise démocratique dans le monde et le tournant nationaliste en Europe, qui menace la démocratie. Face à la montée du Front National et de l’abstention, il encourage à résister et à continuer à se battre, regrettant que les partis politiques se soient engagés dans une voie gestionnaire, tournant le dos à l’éducation populaire. C’est justement cette éducation populaire à laquelle M. Dias Vaz souhaite redonner un rôle essentiel. Il s’agit de remettre l’Homme au cœur du débat sociétal et ne pas le considérer seulement comme un consommateur ou un électeur, rappelant que le rôle des politiques est de servir et non pas de se servir. Il convient par ailleurs de redonner du rêve, de ne pas s’enfermer dans des schémas pour ne pas laisser au bord du chemin ceux de nos concitoyens qui ne croient plus en la politique.

Julien Lemarchand, Directeur d’Habitant Jeunes des Hauts de Garonne, a ensuite présenté sa structure et le contexte dans lequel elle évolue. Il a d’abord rappelé que l’éducation populaire, éducation de tous par tous autour de l’émancipation, de la conscientisation et de la transformation sociale, était un formidable outil au regard des carences qui peuvent parfois émaner des sphères scolaire et familiale. Beaucoup de jeunes sont aujourd’hui touchés par le chômage, les emplois précaires et doivent parfois aider leurs parents chez qui ils vivent de plus en plus tard. Tout ceci ne créé pas de conditions favorables à la prise d’autonomie. Il existe par ailleurs de nombreuses contradictions dans la manière dont la puissance publique s’adresse aux jeunes. Les politiques publiques les cantonnent dans une vision consumériste, avec la mise en place de « dispositifs descendants », là où eux sont au contraire en demande de participation. Les logiques de territoire les enjoignent à la mobilité alors qu’ils n’en ont pas les moyens. Dans ce contexte, le réseau associatif est essentiel. L’objectif d’Habitat Jeunes est d’ailleurs de casser la logique institutionnelle, en proposant une co-gestion avec les jeunes.

Ahmed Serraj est lui Directeur de Boulevard des Potes. Il dénonce un phénomène de gentrification qui relègue une partie des citoyens dans les territoires périphériques et ne créé pas le maillage nécessaire à un accès satisfaisant pour tous aux droits, à la culture, à l’éducation…

Il interroge la notion de citoyenneté en 2016, regrettant que les extrêmes occupent un espace laissé libre. Il constate une réelle difficulté à incarner et à porter les valeurs de la République, alors que les partis politiques ne jouent plus leur rôle de lieu de transmission et que le collectif fait défaut dans la proposition d’une vision du monde. Certes il y a eu des amorces, comme Nuit Debout, mais il n’existe pas de lieu pour repenser un référentiel commun et remettre au cœur des réflexions les valeurs de la République. Ahmed Serraj alerte également sur la nécessité d’offrir de la reconnaissance à nos jeunes. Il ne faut pas laisser dire aux jeunes qu’ils n’ont ni filiation ni avenir en France, quand d’autres (Daesh notamment) leur donnent de l’importance. Face à ces drames, nous ne devons laisser ni la droite ni les extrêmes s’approprier la question de l’identité française, et ne pas se contenter de caler nos discours sur les leurs sans proposition alternative.

Enfin, Stéphane Brunel, Président de la Ligue de l’Enseignement Gironde, conclu cette série d’interventions en mettant en relief la place de la Ligue de l’Enseignement dans l’éducation populaire. Revenant sur quelques personnages clés qui ont marqué l’histoire de cette Ligue, tels Jean Macé, Léon Bourgeois et Ferdinand Buisson, il insiste sur la promotion du sport, de l’intergénérationnel, de l’expression culturelle et du numérique, entre autres, dans la démarche d’éducation populaire. Il indique d’ailleurs que la notion de citoyenneté numérique est à interroger assez rapidement. Enfin, l’éducation populaire pour lui doit aujourd’hui

« promouvoir un individu complet, en passant par une grammaire élémentaire de l’existence ».

Les échanges riches et engagés avec les nombreux militants présents ont tourné autour du ré-enchantement de la politique, de la fabrique de citoyenneté mais ont aussi permis d’ouvrir sur d’autres débats, autour du racisme ou encore d’une nécessaire révolution culturelle pour faire évoluer notre imaginaire collectif.

Les militants ont une nouvelle fois pu se retrouver autour d’un apéritif dinatoire convivial.

Université de l’Engagement de la Nouvelle-Aquitaine

Un peu plus de 300 militants et sympathisants étaient présents ce samedi 29 octobre au Rocher de Palmer à Cenon pour participer à l’Université de l’Engagement de la Nouvelle-Aquitaine. Etant la 7e au plan du calendrier national, cette Université de l’Engagement a été une des plus fréquentées.

La matinée était consacrée aux travaux en atelier. Les ateliers thématiques autour du bilan et des projets ont mobilisés de nombreux militants, attentifs et intéressés par les prises de parole autour de l’emploi, de l’agro-écologie, des questions sociales ou encore des projets de la droite pour notre pays. Nous remercions d’ailleurs une nouvelle fois l’ensemble des intervenants pour leur disponibilité et la qualité de leurs interventions. Deux ateliers, relatifs aux réseaux sociaux et aux « primaires citoyennes », abordaient plus précisément les enjeux opérationnels des échéances à venir.

Après un déjeuner convivial, deux séances plénières ont ponctué l’après-midi. La question des inégalités en France a longuement été abordée lors de la « Controverse », en partenariat avec la Fondation Jean Jaurès.

Enfin, Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral de la Gironde, Alain Rousset, Président de la Nouvelle-Aquitaine et Jean-Christophe Cambadélis, Premier Secrétaire National ont, lors de leurs discours de clôture, appeler au rassemblement et à l’unité pour contrer l’ensemble des droites.