Quel avenir pour quelle Europe ?

Alors que se tient à partir de ce jeudi 8 décembre 2011 à Bruxelles un énième sommet décisif pour l’Europe, François Hollande était lundi au congrès du Parti Démocrate Socialiste Allemand (SPD) pour évoquer une autre solution pour sortir l’Europe de l’impasse.

Le compromis franco-allemand qui sera soumis ce soir aux 27 chefs d’État et de gouvernement prévoit en effet la mise en place d’une rigueur budgétaire stricte, basée sur l’inscription de la « règle d’or » dans la Constitution de chacun des États membres et le contrôle rigoureux de son application par les institutions européennes.

Pourquoi encore et toujours choisir l’austérité comme réponse à la crise ?

François Hollande propose un « pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance ».

Face à la rigueur, il s’agira de recréer les conditions de la croissance, essentielle dans le contexte d’augmentation du chômage que nous connaissons actuellement. Ce projet qui s’appuiera entre autres sur la Banque Centrale d’Investissement devra permettre de relancer l’activité et l’emploi dans l’industrie, de développer les infrastructures et de préparer la conversion écologique.

Cela devra s’accompagner d’une réelle gouvernance de la zone euro qui, sans compromettre la souveraineté des États membres, se voudra un véritable « comité de pilotage » de la zone euro, ainsi que du maintien des déficits publics en deçà de 3% du PIB conformément au traité de Maastricht maintes fois transgressé.

François Hollande résume ainsi sa vision de l’Europe de demain : « claire dans ses objectifs, démocratique dans son fonctionnement, mobilisatrice dans ses engagements ».

Avant de rappeler l’importance du couple franco-allemand, face aux tentatives de récupérations inacceptables sur fond d’anti-germanisme, une relation forte entre deux pays moteurs de la construction européenne, basée sur l’amitié, le respect et l’égalité

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