La Ruche

Nous sommes heureux de vous présenter la nouvelle plateforme collaborative du Parti Socialiste, La Ruche ! Grands chantiers, nouvelles idées, cet outil ouvert aux militants et sympathisants doit nous permettre d’échanger, partager nos expériences et initiatives, nous retrouver autour des défis auxquels les citoyens font face dans leur quotidien. Alors camarades, ami-e-s, à vos claviers !

Désengagement de Ford du site de Blanquefort

La Fédération du Parti Socialiste de la Gironde réagit avec colère et indignation à la décision de Ford, annoncée ce mardi 27 février, de se désengager de l’usine de Blanquefort.

« C’est un véritable gâchis industriel qui ne sera pas sans conséquence économique pour le territoire »

précise Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral, avant d’ajouter :

« Cette décision est d’autant plus choquante que l’usine de Blanquefort est compétitive et que de nombreuses aides publiques ont été octroyées à Ford »

La Fédération salue toutefois le formidable travail des élus locaux qui se sont fortement investis dans ce dossier pour sauver les emplois du site.

« Aujourd’hui, je pense surtout aux répercussions humaines et à toutes ces familles qui sont désormais confrontées à l’incertitude de l’avenir » , conclut le responsable fédéral.

Consultation militante – Feuille de route

Le 28 septembre dernier, les militants étaient appelés à se prononcer sur le projet de feuille de route proposé par la direction collégiale nationale.
Avec 989 votants, la Gironde enregistre la 2e meilleure participation, juste derrière la Fédération du Nord.

Retrouvez ci-après les résultats:


L’économie sociale et solidaire – Une histoire de la société civile en France et en Europe de 1968 à nos jours

« L’économie sociale et solidaire n’existe pas ».

D’aucuns dénoncent une forme de privatisation qui consiste à transférer la solidarité de l’État social vers les initiatives socio-économiques. En pointant à raison une contradiction possible, ils laissent entendre que l’économie sociale et solidaire n’est qu’un concept. Elle est pourtant une réalité sociale, dont les racines plongent au cœur du XIXe siècle.

Le mot connaît certes une éclipse à partir des années 1930, à la fois en raison de la différenciation statutaire de ses organisations, séparées entre coopératives, mutuelles et associations, et de l’essor de l’État social. Mais l’économie sociale et solidaire réapparaît à partir de 1968 à la faveur d’une réarticulation des rapports entre l’État, le marché et la société civile.

Timothée Duverger nous entraîne sur les chemins de cette résurgence qui croisent la grande histoire, de Mai 68 à la crise du capitalisme de 2008, en passant par l’effondrement du bloc communiste au tournant des années 1990. Ce faisant, il exploite la capacité critique et émancipatrice de l’histoire. En déplaçant la focale sur les brèches, il fait de l’histoire l’exploratrice des potentialités alternatives, souvent inabouties mais toujours sources d’imagination, que recèle la démocratie.

L’économie sociale et solidaire, qui a la double qualité de générer à la fois des activités économiques et des groupements de personnes, n’est-elle pas le laboratoire démocratique où s’expérimente le ré-encastrement du marché dans la société ?

Docteur en histoire contemporaine spécialiste des alternatives, chargé de cours à l’IEP de Bordeaux, Timothée Duverger est l’auteur de 3 ouvrages : La décroissance, une idée pour demain (Sang de la Terre, 2011), Le Parti socialiste et l’écologie (Fondation Jean Jaurès, 2011) et La modernité relationnelle (Ère, 2013).