Élections législatives : désignation des candidats socialistes en Gironde

Suite à la décision du Conseil National du Parti Socialiste, le 2 octobre dernier, relative au gel de 3 circonscriptions en Gironde (les 3e, 7e et 11e), la Fédération PS de la Gironde, par la voix de son Premier Fédéral, Thierry Trijoulet, souhaite rappeler et réaffirmer la décision prise en Conseil Fédéral réuni le 26 septembre dernier :

« La Fédération PS de la Gironde, conformément à la circulaire interne n°1400, a voté pour que l’ensemble des désignations sur les circonscriptions du département, dont les 6 réservées à des candidatures féminines (les 1ère, 2e, 5e, 6e, 8e et 12e) soient soumises au vote des militants.
Cette volonté de s’en remettre à la légitimité du vote militant a été adoptée par un vote positif à presque 75% des membres du conseil fédéral girondin, la quasi-totalité des membres de la motion B de cette instance ayant préféré s’abstenir !

Il semble également important de rappeler que le gel n’est en rien définitif dans le cadre des procédures du parti, et que la situation peut se débloquer dans les jours et semaines à venir.
Le Conseil National du PS de dimanche dernier laisse la commission électorale du parti continuer les discussions sur les circonscriptions concernées, c’est-à-dire plus de 70 au plan national, un processus habituel. Les échéances et procédures de désignation prévues, ou simplement décalées, restent toujours d’actualité pour les 12 circonscriptions de la Gironde. »

Arès, accueil des migrants : une décision regrettable

La Fédération du Parti Socialiste de la Gironde souhaite exprimer sa réprobation suite au vote par le Conseil Municipal d’Arès d’une délibération défavorable à l’accueil de migrants sur la commune.

« Mettre en avant sa responsabilité d’élu tout en s’affranchissant de la valeur de fraternité affichée au fronton de nos mairies ne grandit pas la fonction politique, alors même que la situation humanitaire dramatique exige que chacun fasse preuve de solidarité »

précise Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral, tout en dénonçant l’instrumentalisation par le Maire d’Arès de l’accueil des migrants.

Les responsables fédéraux girondins apportent par ailleurs tout leur soutien aux quatre élus arésiens d’opposition dont ils saluent l’engagement et le travail. Ils appuient également la démarche des sections socialistes du Nord Bassin.

Le Parti Socialiste manifeste enfin sa volonté de voir les populations réfugiées accueillies de manière équitable sur l’ensemble du département.

Jeudi de la Fédé « Économie bleue, économie verte »

Ce « Jeudi de la Fédé » de rentrée était délocalisé sur le Bassin d’Arcachon, à l’invitation des sections d’Andernos et d’Arès, autour d’une thématique aux accents locaux et d’actualité :

« Quels chemins pour la transition énergétique ? Economie verte, économie bleue, un enjeu de territoire ».

Pour éclairer le débat, deux élus, Arnaud Leroy, député, porteur de la loi sur l’économie bleue et Martial Zaninetti, 1er adjoint de la commune du Porge.

Après les propos rassembleurs de Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral, c’est Eric Dosset, Secrétaire fédéral et secrétaire de la section d’Andernos, qui ouvre la soirée.
Il introduit le débat en rappelant ce qu’est la transition écologique, selon la définition proposée par le Ministère. La transition écologique désigne l’évolution vers un nouveau modèle économique et social, avec comme objectif de répondre aux grands enjeux environnementaux. Au-delà des enjeux économiques et sociaux, la notion recoupe également des enjeux d’actualité, telle la récente polémique autour des « boues rouges ».

Arnaud Leroy revient en premier lieu sur la loi « Economie bleue ». Il rappelle les traductions concrètes de la loi : qualité des eaux, recyclage des navires de plaisance,… Il insiste aussi et surtout sur la méthode d’élaboration de la loi, travaillée en concertation et votée à l’unanimité.
Il évoque également la dépendance de la France vis-à-vis du nucléaire. La loi sur la transition énergétique prévoit la diminution de 50% de la part du nucléaire dans la production énergétique française d’ici à 2025. Cette loi a en outre été importante dans le cadre de la COP21, en permettant de crédibiliser davantage la voix de la France.
Le député mentionne par ailleurs la portée croissante de l’économie circulaire, qui consiste à limiter les prélèvements dans la nature par le recyclage, la réutilisation,…
Il précise enfin le rôle essentiel de la BPI (banque publique d’investissement) dans la mise en œuvre des différentes politiques publiques.
Beaucoup reste encore à faire, il nous faut être vigilent pour éviter tout retour en arrière.

Martial Zaninetti axe lui son intervention sur l’économie verte, la commune du Porge étant particulièrement concernée puisque couverte aux ¾ par un massif forestier composé de pins maritimes.  Un important travail a été réalisé par la municipalité autour de la biodiversité, avec notamment un « Atlas de la biodiversité », élaboré sur 3 ans avec des étudiants et distribué aux élèves de la commune. La commune dispose également du plus grand plan plage d’Aquitaine. Il évoque l’activité du gemmage* et son développement. Le Porge joue ici un rôle de facilitateur en mettant un certain nombre d’hectares à disposition de l’industriel. On peut aujourd’hui parler de « chimie verte », la production est naturelle et écologique. Cette activité permet par ailleurs de valoriser la forêt (le bois gemmé étant plus cher) tout en remettant l’homme en forêt.

Un échange riche et nourrit s’ouvre ensuite avec les nombreux militants présents, entre notions à préciser (Agenda 21 par exemple), évocation de sujets d’actualité (les compteurs Linky), ou encore comparaison des différents types d’énergie (éolienne, solaire, géothermie, …). Arnaud Leroy précise qu’il n’y a pas selon lui de mauvaise énergie et que l’enjeu est au contraire d’encourager la multiplicité et la cohabitation des sources d’énergie.

La soirée se conclut dans la convivialité, autour notamment d’huîtres offertes par les sections accueillantes.

Le prochain rendez-vous des Jeudis de la fédé se tiendra à Bassens le 17 novembre, sur une thématique restant à préciser.

* opération qui consiste à blesser le pin pour en récolter la gemme ou résine

Formation « Lire et analyser un territoire »

Dans le cadre de la feuille de route fédérale, et sur proposition du secteur formation animé par Jean-François Ferret, une formation « Lire et Analyser un territoire » avait été « commandée ».
Elle s’est déroulée le samedi 10 septembre matin à la fédération de la Gironde avec une douzaine de participants.

L’ouverture de la formation a été réalisée par Thierry Trijoulet et elle a été animée par deux formateurs du collectif des formateurs nationaux : Alizée Ostrowski et Bernard Rivet.

L’objectif principal de la formation est de fonder l’action politique sur la connaissance du territoire avec des principes et des valeurs de gauche pour l’ensemble de la population du territoire.
Avec une animation participative favorisant les échanges entre les participants, nous avons pu définir ce qu’est un territoire et quelles sont les différentes lectures qu’on peut en faire.

Nous avons abordé les différentes interactions entre les acteurs et l’espace géographique. Nous avons ensuite vu les espaces de vie avec l’approche personnelle de chacun. Nous avons enfin montré où trouver l’information pertinente, comment l’organiser, la structurer Enfin nous avons étudié comment mettre en perspective ces données de manière opérationnelle afin de bien gérer les collectivités où nous sommes en responsabilité et d’en conquérir de nouvelles.

dscn9803

Rassemblement des secrétaires et trésoriers de section

La quasi-totalité des sections étaient représentées ce samedi 2 juillet 2016 à Libourne pour un rassemblement des secrétaires et trésoriers de section, en présence du secrétariat fédéral et de parlementaires.

Après les mots d’accueil de Thierry Marty, secrétaire de la section locale, de Philippe Buisson, maire de la Ville et président de la communauté d’agglomération et de Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral, Emilie Coutanceau, secrétaire fédérale à la vie militante et l’animation fédérale a brossé le bilan d’activité d’une 1ère année de mandature riche en événements.

Entre les réunions des instances et commissions fédérales et le rappel de la forte participation aux 5 « Jeudis de la Fédé » organisés sur les territoires, Emilie est revenue sur quelques temps forts de la vie fédérale et militante, tels la matinée d’accueil des nouveaux militants qui avait rassemblé près de 80 personnes à la Fédération, la ministre Ericka Bareigts venue présenter le projet de loi « Égalité et citoyenneté », ou encore le 1er forum sur l’Égalité Réelle à Cadillac. Le récent succès aux élections régionales a été évoqué, en rappelant la formidable mobilisation militante à cette occasion.

S’en est suivi un temps d’échange avec les secrétaires fédéraux et les parlementaires présents. Autour de la thématique « Jeunesse » Françoise Cartron et Sandrine Doucet ont évoqué, entre autres, la loi de refondation de l’école, le projet de loi « Égalité et citoyenneté » et la revalorisation des bourses étudiantes.

Florent Boudié a présenté le dispositif « Territoire Zéro Chômeur », pour l’expérimentation duquel il espère que la candidature de son territoire de la 10e circonscription sera retenue. Philippe Plisson est lui revenu sur le succès de la COP 21, et la signature historique de l’accord de Paris par 177 pays.

Enfin, Gilles Savary a exposé la proposition de loi qui porte désormais son nom, relative à l’encadrement du travail en détachement.

La matinée s’est achevée sur un temps convivial.

Réunion publique « Agriculture, vers quel développement durable ? »

Réunion publique « Agriculture, vers quel développement durable ? » le jeudi 16 juin 2016 à Saint André de Cubzac.

La commission fédérale du Parti Socialiste avait invité Dominique Potier, Secrétaire national de la Commission Agriculture et Ruralité, Député de la 5ème circonscription de Meurthe-et-Moselle pour venir enrichir la réflexion en nous présentant son rapport « Pesticides, agro-écologie : les champs du possible » qu’il a remis au Premier ministre.

Tous les sujets ont été abordés par un député passionné et passionnant qui a pointé les enjeux pour l’agriculture française : « la partition des terres donc le foncier agricole », « la régulation avec l’Europe contre la logique du marché », « l’agro-écologie est la solution pour nourrir la planète et c’est compétitif si on choisit de produire une alimentation de qualité, si on laisse de l’autonomie aux producteurs vertueux » … La nourriture est aujourd’hui discriminante socialement et impacte les politiques de santé et de sécurité.

La soirée a permis de nombreux échanges relatifs à la politique agricole mise en place par Stéphane LE FOLL à travers la Loi d’Avenir pour l’Agriculture, l’Alimentation et la Forêt et s’est terminée autour d’un verre de l’amitié.

Bertrand Abiven, Secrétaire fédéral à l’Agriculture, sylviculture, viticulture, agroalimentaire

Jeudi de la Fédé #5 « L’emploi »

La dynamique de débat et de réflexion se poursuit avec ce 5e rendez-vous des « Jeudis de la Fédé » au Haillan.

Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral, remercie la section locale pour son accueil ainsi que les secrétaires fédéraux pour leur implication dans ce temps fédéral désormais incontournable. Il excuse également Jean Grosset, conseiller spécial chargé du social auprès du 1er Secrétaire, retenu à Paris en raison des grèves.

Thierry Brunel, Secrétaire fédéral à l’économie, emploi et dialogue social, introduit le débat autour de la thématique « L’économie et le dialogue social au service de l’emploi ».
Il évoque tout d’abord les réformes mises en place par le gouvernement depuis 2012 qui tendent à l’amélioration de la vie et du parcours des salariés. Il précise que plusieurs signaux passent au vert : augmentation de la croissance, baisse du chômage sur 2 mois consécutifs pour la 1ère fois depuis 2011 et tout récemment reprise du secteur de la construction.

La première question est à l’attention de Jean-Louis Blouin, Directeur général d’I2S :

« Que faut-il faire pour que l’économie et le dialogue social se mettent de manière plus efficiente au service de l’emploi ? »

Il regrette que la loi El Khomri ne concerne que peu les petits patrons ainsi que le faible pouvoir d’intervention des entreprises par rapport aux lois qui les impactent.
Le dirigeant prône le respect, la confiance, la proximité, l’autonomie et la responsabilité au sein de l’entreprise.
Il préconise de bâtir un cadre stratégique dans lequel chacun pourra trouver sa place et s’exprimer, afin d’éviter que les gens ne sortent du système pour faire autre chose.

A Patrick Mérian, Secrétaire départemental de Solidaires Finances Publiques Gironde, Thierry Brunel demande

« comment mettre en place un système de dialogue pour privilégier l’emploi ? »

Pour un débat serein, il faut d’abord un niveau d’information suffisant. Le responsable syndical regrette qu’une réforme aussi importe que la « Loi Travail » arrive si tard dans le mandat et que les syndicats aient été si peu sollicités au départ, ce qui a conduit à la radicalisation d’une partie d’entre eux par la suite.

Faisant écho aux propos de Jean-Louis Blouin sur la responsabilisation et l’autonomie, il constate que nous avons beaucoup perdu en éducation populaire et en sens du collectif. Beaucoup de réformes sociétales nous amènent au contraire vers l’individualisation.

Marie Récalde, Députée de la 6e circonscription, nous apporte l’éclairage de la législatrice. Elle note qu’il y a eu beaucoup de fantasme et de « faux-dits » autour de la « Loi Travail ».

Alors que le dialogue social est l’ADN de la Gauche, elle met en garde contre la position des candidats à la primaire républicaine qui tous le considère avec mépris, rappelant à quel point il avait déjà été dégradé sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

L’ensemble des textes élaborés sous le quinquennat de François Hollande l’ont été après un dialogue social, alors que la droite propose une politique ultralibérale où les syndicats n’auraient pas le droit de cité. Parmi ces textes, la « Loi Travail » est sans doute le texte qui a le plus évolué après le dialogue avec notamment les représentants des syndicats et du patronat. Il compte 800 amendements d’origine parlementaire.

On a par ailleurs pu constater depuis 2012 un retour des politiques actives de l’emploi, avec les emplois d’avenir, les contrats de génération, la garantie jeune, la réglementation relative aux travailleurs détachés, la prime d’activité,… Le Compte Personnel d’Activité, prévu dans la « Loi Travail », est également un acquis important.

La Députée concède une erreur de timing, de conception et de méthode sur la « Loi Travail ». Mais une fois cela dénoncé, il faut se mettre au travail.

Elle note également que les institutions de la Ve République ne sont plus adaptées et ne correspondent plus à la nécessaire participation des citoyens. Elle renouvelle l’importance de respecter le dialogue social.

Thierry Brunel pose ensuite aux 3 intervenants la question de la régionalisation de l’emploi.

Pour Jean-Louis Blouin, peu importe la régionalisation du moment que la proximité est là. Il souligne par ailleurs les initiatives locales très positives dans cette région.
Revenant sur des considérations plus générales, il propose, pour augmenter l’offre et la consommation, que chaque entreprise embauche 10% de salariés en plus sans charge sociale, l’augmentation des impôts sur les dividendes et les plus-values mais la suppression des charges sur les fonds réinjectés dans la société.
Il note l’émergence d’un nouveau modèle de société : aujourd’hui, 15% de la population réalise 50% de ses revenus en vendant sur internet des biens ou des services. Dans 10 ans, ce sera 80% de la population. Le Gouvernement doit tenir compte de ces évolutions.

Sur la « Loi Travail », Patrick Mérian regrette qu’il n’y ait pas eu de débat parlementaire. Pour lui, la réduction et le partage du temps de travail sont aussi une solution, tout comme la mise en place d’une sécurité sociale personnelle. Le tout est de savoir quelle est la société que l’on veut pour demain. L’investissement syndical est un vrai choix. Des milliers d’accords d’entreprise sont signés chaque année mais il ne faut pas confondre les niveaux, le local n’est pas toujours sur la même ligne que le national.

Pour Marie Récalde, il est nécessaire d’envisager l’avenir dans une économie de partenaires et non d’adversaires. On va être percuté par des innovations dont on n’a pas encore idée. Dans notre pays profondément jacobin, il existe une absolue nécessité de proximité. Comment ce qui fonctionne au niveau régional ne peut pas être transposé au niveau national ?

Les nombreux militants présents engagent des échanges parfois contradictoires avec les intervenants mais toujours respectueux des positions de chacun. Place et rôle des syndicats, dérives que pourraient entraîner la « Loi Travail », inversion de la hiérarchie des normes, impact de cette loi sur l’emploi, de nombreuses questions sont soulevées. Patrick Mérian précise que la solution aurait pu être de retirer le projet de loi et de repartir sur un débat plus large, évitant ainsi de cliver et de diviser les Français.

Sans langue de bois, Marie Récalde indique que le texte n’était au départ pas acceptable en l’état et que les réticences dépassaient alors largement le cadre des « frondeurs ». Aujourd’hui, même si le texte doit encore évoluer, il serait dommage de se passer des grandes avancées qu’il apporte, comme l’égalité femmes/hommes ou le Compte Personnel d’Activité. Elle conclut sur l’importance de ces moments d’échange dans le respect de nos différences, pour elle en tant qu’élue qui a besoin de se confronter au terrain et à ses électeurs, mais également pour l’ensemble des camarades présents.

Avant de partager un pot convivial, Thierry Trijoulet annonce que les « Jeudis de la Fédé » continueront de parcourir le territoire, puisque la prochaine édition se tiendra en septembre à  Andernos.

13323434_1215764175102678_8994307300506271747_o

Ericka Bareigts, secrétaire d’État chargée de l’Égalité réelle dans le gouvernement : compétences, clarté, engagement

Les militants girondins étaient conviés à une rencontre vendredi 27 mai à la Fédération avec Ericka Bareigts, secrétaire d’État chargée de l’Égalité réelle dans le gouvernement.
Malgré son emploi du temps très chargé, la ministre avait souhaité ce moment « militant ».

Depuis 30 ans au PS, élue députée de la 1ere circonscription de la Réunion en 2012 avant d’être nommée au gouvernement en 2016, Ericka Bareigts porte son combat pour l’égalité de longue date. Elle a d’ailleurs participé à l’écriture d’un projet fédéral au sein de Génération Ambition en 2006, ce qui lui a valu la reconnaissance de François Hollande.

La Ministre indique que souvent, les lois, les décrets, les « solutions » uniformes s’appliquent sur une réalité qui est diverse. Il y a un gap énorme entre ce qui est fait pour la France et ce qui est ressenti  par les Français. L’objectif de l’Égalité est un combat de tous les jours, qui ne s’arrêtera pas avec une Ministre. Le temps politique n’est pas celui du citoyen. Nous devons cheminer vers le Graal de la république française « Liberté, Égalité, Fraternité ». Ces valeurs sont liées ; elles n’ont de sens qu’ensemble.
Ce Ministère interroge la République.

Depuis 2012, on a promu l’égalité réelle au travers des lois de la refondation de l’école, de l’accompagnement au vieillissement, pour les femmes, pour la santé, …mais chacun dans son Ministère.
Suite aux évènements dramatiques de 2015, il était nécessaire de coordonner les actions. Le projet de loi « égalité et citoyenneté » sera donc porté par 3 Ministres :

  • Patrick Kanner pour la citoyenneté : congés pour l’engagement citoyen, service civique étendu,…
  • Emmanuelle Cosse pour la mixité sociale pour déverrouiller les situations dans les quartiers : réservation de logements privilégiés, transparence des commissions d’attribution des logements, …..
  • Ericka Bareigts pour la coordination et l’égalité réelle : pouvoir à redonner aux conseils citoyens, ouverture de la fonction publique par la 3°voie, diversité des fonctions adaptées aux usagers, maitrise de la langue française, formation professionnelles tout au long de la vie, augmenter les sanctions pénales contre les discriminations, les propos racistes, antisémites,…

La différence est une richesse. Nous devons penser notre projet pour vivre ensemble.
L’efficience de nos actions est l’enjeu contre le FN.

Ericka a conclu en nous disant :
« Je suis fière des combats menés par les gouvernements depuis 2012. Gens de Gauche, il nous faut revenir à l’essentiel. Le travail politique est toujours imparfait, mais on a avancé sur tous les sujets. Nous sommes revenus sur les 5 ans de casse de Sarkozy. Je suis fière d’être dans le gouvernement de François Hollande »

Claire Zanotti, secrétaire fédéral aux Mouvements Citoyens

Jeudi de la Fédé #4 « L’état social-écologique »

Toujours dans la lignée des Cahiers de la Présidentielle, ce 4e rendez-vous des Jeudis de la Fédé s’articulait autour de la thématique « Prendre soin des autres et de soi : vouloir l’État social-écologique ».

Cinq intervenants étaient présents à la Fédération pour apporter leur éclairage aux nombreux militants présents, autour d’Emmanuelle Ajon, Secrétaire fédérale à l’Innovation et au développement social.

Après le mot d’accueil du Premier fédéral Thierry Trijoulet, Emmanuelle Ajon introduit le débat.

L’angle choisit est celui des précarités. La précarité s’est insinuée depuis quelques années maintenant dans les domaines jusqu’alors considérés comme les bases de la cohésion sociale – l’emploi, l’école, le logement, la famille – et elle a de ce fait largement contribué à transformer cette cohésion sociale, si complexe à maintenir. Longtemps confondue avec l’exclusion et la grande pauvreté, la précarité n’est plus aujourd’hui un phénomène marginal.

Elle touche une partie de la population française qui va bien au-delà des plus défavorisés, et concerne de plus en plus les jeunes. Aujourd’hui nous ne pouvons pas, en tant que militants politiques, ne pas nous questionner sur les conséquences qu’entraînera la précarité actuelle sur l’état de la population en France dans une vingtaine d’années.

Catherine Abeloos, Présidente de la FNARS Aquitaine (association qui agit pour la solidarité et contre l’exclusion) et directrice générale de l’association Revivre, précise le phénomène et les conséquences de cette « nouvelle précarité ». Le constat chiffré est éloquent : 6 millions de personnes en recherche d’emploi, dont 3 millions sans aucune activité. Les nouvelles formes d’exclusion, loin du cliché des sans domicile fixe, concernent de jeunes adultes en rupture, des femmes victimes de violence, de jeunes couples qui travaillent et ne peuvent se loger,… Les années 1980, avec l’avènement du chômage de masse et des emplois précaires, ont vu l’émergence d’une nouvelle catégorie, les travailleurs pauvres. Ils sont aujourd’hui 1,5 millions, en augmentation de 20% depuis 2003. Ce sont principalement des femmes en temps partiel subi. Par ailleurs, 120 000 jeunes sont sans qualification. A noter également que 57% des allocataires du RSA sont des femmes. Ces nouvelles formes de précarité sont génératrices de tensions sociales.

Pascal Lafargue, Président d’Emmaüs Gironde, axe son intervention sur l’enfance. Il s’agit plus d’exclusion que de pauvreté. On peut être pauvre et heureux ! Le plus inquiétant est l’enfance que l’on ne voit plus, celle qui se terre dans des lieux « inhabituels ». Les parents font ce qu’ils peuvent, il  est de la responsabilité de la collectivité de prendre le relais. En France, on compte 1 500 enfants disparus dans des lieux de non droit, comme Grande-Synthe et Calais. C’est aux élus d’influer pour que la France s’occupe des migrants et des enfants. La France doit prendre ses responsabilités ; sur les 30 000 migrants qu’elle s’est engagée à accueillir, seuls 1 500 l’ont effectivement été pour le moment.

Béatrice Aspart, psychologue et fondatrice du « Garage Moderne », fait part de son expérience de terrain. Le Garage Moderne est un garage associatif  né d’une belle rencontre il y a une quinzaine d’années. La structure compte aujourd’hui 7 000 adhérents et 14 salariés. Elle est aussi engagée dans l’action culturelle. En 2003, l’atelier vélo est créé et en 2012, elle obtient l’agrément centre de formation. Béatrice Aspart évoque les difficultés pour obtenir des subventions, pour se repérer entre tous les acteurs institutionnels compétents. Elle signale également que de nombreux habitants viennent solliciter des aides diverses dans son garage, sans doute par manque de connaissance et d’information sur les structures compétentes.

Olivier Bres, Président de l’association Amos (entreprise d’insertion), revient sur le dispositif « Territoires zéro chômeurs », qui concerne principalement les territoires ruraux. Face à l’uberisation de l’économie, face aux inégalités salariales, il prône les modèles d’avenir des entreprises d’insertion et de l’Economie Sociale et Solidaire. L’ESS pèse aujourd’hui 10% dans l’économie. Elle offre les avantages des emplois non délocalisables et des circuits courts, et constitue un trésor pour notre société. L’ESS est un contre-modèle de sobriété. Olivier Bres insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’assistanat mais bien d’un accompagnement global dont chacun a besoin. Il rappelle également que le fait migratoire est consubstantiel de l’histoire de l’humanité.

Enfin, Florence Lamarque, cadre pédagogique à l IRTS, intervenante à l’Observatoire Girondin de la Pauvreté et de la Précarité, aborde les enjeux en termes de santé. La santé recoupe le bien-être biologique, psychologique et social. Depuis 2012, beaucoup a été fait pour améliorer l’accès à la santé. La PUMA (protection universelle maladie), ne lie plus la protection sociale au travail. Même si cela existait déjà par ailleurs, il s’agit d’une avancée considérable. La généralisation du 1/3 payant va également dans le sens d’un meilleur accès aux soins. La couverture territoriale des soins, et notamment la question des déserts médicaux, constitue aujourd’hui un enjeu majeur. La prévention est également au cœur du débat.

Les militants présents évoquent la question des mutuelles obligatoires, avec les avancées mais également les failles que comporte le système et font également valoir que de nombreux outils existent sur ces questions des précarités, même s’il n’est pas toujours aisé de bien les identifier. Ils précisent l’importance des moyens à allouer à ces politiques.

Emmanuelle Ajon conclut par la nécessité de désegmenter l’action sociale pour aller vers l’accompagnement global. Il faut également s’appuyer sur la redéfinition des besoins vitaux pour revoir les critères d’évaluation des politiques sociales en acceptant que le temps soit long pour donner des résultats. Il s’agit par ailleurs d’arrêter de flirter avec les concepts mais plutôt se baser sur les besoins et de se méfier des termes basiques dont on a besoin de déterminer l’efficacité avant la terminologie. Le droit commun doit en outre être privilégié à la création de mesures d’exception (exemple du CDDI). S’agissant enfin de la pédagogie du parler, l’enjeu est de repositionner l’interdépendance des uns aux autres comme une base de société.

Le prochain « Jeudi de la Fédé » se tiendra le 2 juin au Haillan sur la thématique de l’économie et l’emploi.

20160519_194803

Commission fédérale « Europe et territoires »

Mardi 17 mai 2016 s’est tenue la commission d’installation Europe et Territoires. Les échanges très riches entre les militants ont permis de dégager des pistes d’actions qui pourront rapidement voir le jour : Café de l’Europe, échanges renforcés avec les « partis-frères »…

La fédération s’engage pour faire vivre l’Europe. Si le constat d’une Europe incomprise, d’une Europe-malentendue et clivante a été partagée, il est aussi apparu nécessaire de mieux comprendre ce modèle de société européen, à la fois pluriel et unique qu’il nous appartient aujourd’hui de défendre.

C’est pourquoi nous serons attentifs à ce que la commission puisse répondre aux besoins en termes de formation exprimés par les membres de la commission. Dans cette Europe en crise, il est plus que jamais nécessaire de reconstruire un discours partagé.

La commission Européenne se réunira à nouveau au mois de juin pour approfondir les pistes lancées au cours de la réunion d’installation et préparer le lancement des Cafés de l’Europe.