Jeudi de la Fédé #7 « Éducation populaire »

Les « Jeudis de la Fédé » reprenaient ce jeudi 17 novembre, après la pause du mois d’octobre en raison de la tenue de l’Université de l’Engagement, pour une 7e édition sur la rive droite à l’invitation de la section de Bassens.

Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral, a introduit la soirée et remercié tout particulièrement Emilie Coutanceau, Secrétaire fédérale à la vie militante, animation fédérale et sections, et l’ensemble du Secrétariat Fédéral pour leur implication dans l’organisation de ce temps fort de la vie militante girondine.

Après que le Maire Jean-Pierre Turon ait pris la parole pour accueillir les militants dans sa commune, c’est Alexandre Rubio, Secrétaire de la section locale qui a lancé le débat sur la thématique : « Territoires, jeunesse et citoyenneté : l’éducation populaire est-elle toujours d’actualité ? »

Manuel Dias Vaz, Président de la Ligue des Droits de l’Homme Bordeaux et Président de l’association Passage à l’art amorce son propos en évoquant la crise démocratique dans le monde et le tournant nationaliste en Europe, qui menace la démocratie. Face à la montée du Front National et de l’abstention, il encourage à résister et à continuer à se battre, regrettant que les partis politiques se soient engagés dans une voie gestionnaire, tournant le dos à l’éducation populaire. C’est justement cette éducation populaire à laquelle M. Dias Vaz souhaite redonner un rôle essentiel. Il s’agit de remettre l’Homme au cœur du débat sociétal et ne pas le considérer seulement comme un consommateur ou un électeur, rappelant que le rôle des politiques est de servir et non pas de se servir. Il convient par ailleurs de redonner du rêve, de ne pas s’enfermer dans des schémas pour ne pas laisser au bord du chemin ceux de nos concitoyens qui ne croient plus en la politique.

Julien Lemarchand, Directeur d’Habitant Jeunes des Hauts de Garonne, a ensuite présenté sa structure et le contexte dans lequel elle évolue. Il a d’abord rappelé que l’éducation populaire, éducation de tous par tous autour de l’émancipation, de la conscientisation et de la transformation sociale, était un formidable outil au regard des carences qui peuvent parfois émaner des sphères scolaire et familiale. Beaucoup de jeunes sont aujourd’hui touchés par le chômage, les emplois précaires et doivent parfois aider leurs parents chez qui ils vivent de plus en plus tard. Tout ceci ne créé pas de conditions favorables à la prise d’autonomie. Il existe par ailleurs de nombreuses contradictions dans la manière dont la puissance publique s’adresse aux jeunes. Les politiques publiques les cantonnent dans une vision consumériste, avec la mise en place de « dispositifs descendants », là où eux sont au contraire en demande de participation. Les logiques de territoire les enjoignent à la mobilité alors qu’ils n’en ont pas les moyens. Dans ce contexte, le réseau associatif est essentiel. L’objectif d’Habitat Jeunes est d’ailleurs de casser la logique institutionnelle, en proposant une co-gestion avec les jeunes.

Ahmed Serraj est lui Directeur de Boulevard des Potes. Il dénonce un phénomène de gentrification qui relègue une partie des citoyens dans les territoires périphériques et ne créé pas le maillage nécessaire à un accès satisfaisant pour tous aux droits, à la culture, à l’éducation…

Il interroge la notion de citoyenneté en 2016, regrettant que les extrêmes occupent un espace laissé libre. Il constate une réelle difficulté à incarner et à porter les valeurs de la République, alors que les partis politiques ne jouent plus leur rôle de lieu de transmission et que le collectif fait défaut dans la proposition d’une vision du monde. Certes il y a eu des amorces, comme Nuit Debout, mais il n’existe pas de lieu pour repenser un référentiel commun et remettre au cœur des réflexions les valeurs de la République. Ahmed Serraj alerte également sur la nécessité d’offrir de la reconnaissance à nos jeunes. Il ne faut pas laisser dire aux jeunes qu’ils n’ont ni filiation ni avenir en France, quand d’autres (Daesh notamment) leur donnent de l’importance. Face à ces drames, nous ne devons laisser ni la droite ni les extrêmes s’approprier la question de l’identité française, et ne pas se contenter de caler nos discours sur les leurs sans proposition alternative.

Enfin, Stéphane Brunel, Président de la Ligue de l’Enseignement Gironde, conclu cette série d’interventions en mettant en relief la place de la Ligue de l’Enseignement dans l’éducation populaire. Revenant sur quelques personnages clés qui ont marqué l’histoire de cette Ligue, tels Jean Macé, Léon Bourgeois et Ferdinand Buisson, il insiste sur la promotion du sport, de l’intergénérationnel, de l’expression culturelle et du numérique, entre autres, dans la démarche d’éducation populaire. Il indique d’ailleurs que la notion de citoyenneté numérique est à interroger assez rapidement. Enfin, l’éducation populaire pour lui doit aujourd’hui

« promouvoir un individu complet, en passant par une grammaire élémentaire de l’existence ».

Les échanges riches et engagés avec les nombreux militants présents ont tourné autour du ré-enchantement de la politique, de la fabrique de citoyenneté mais ont aussi permis d’ouvrir sur d’autres débats, autour du racisme ou encore d’une nécessaire révolution culturelle pour faire évoluer notre imaginaire collectif.

Les militants ont une nouvelle fois pu se retrouver autour d’un apéritif dinatoire convivial.

Université de l’Engagement de la Nouvelle-Aquitaine

Un peu plus de 300 militants et sympathisants étaient présents ce samedi 29 octobre au Rocher de Palmer à Cenon pour participer à l’Université de l’Engagement de la Nouvelle-Aquitaine. Etant la 7e au plan du calendrier national, cette Université de l’Engagement a été une des plus fréquentées.

La matinée était consacrée aux travaux en atelier. Les ateliers thématiques autour du bilan et des projets ont mobilisés de nombreux militants, attentifs et intéressés par les prises de parole autour de l’emploi, de l’agro-écologie, des questions sociales ou encore des projets de la droite pour notre pays. Nous remercions d’ailleurs une nouvelle fois l’ensemble des intervenants pour leur disponibilité et la qualité de leurs interventions. Deux ateliers, relatifs aux réseaux sociaux et aux « primaires citoyennes », abordaient plus précisément les enjeux opérationnels des échéances à venir.

Après un déjeuner convivial, deux séances plénières ont ponctué l’après-midi. La question des inégalités en France a longuement été abordée lors de la « Controverse », en partenariat avec la Fondation Jean Jaurès.

Enfin, Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral de la Gironde, Alain Rousset, Président de la Nouvelle-Aquitaine et Jean-Christophe Cambadélis, Premier Secrétaire National ont, lors de leurs discours de clôture, appeler au rassemblement et à l’unité pour contrer l’ensemble des droites.

Venue de Manuel Valls en Gironde

Le Premier Ministre Manuel Valls était présent hier en Gironde.
Il s’est d’abord rendu au Conseil Départemental pour participer à la réflexion sur le revenu universel aux côtés du Président Jean-Luc Gleyze, la Gironde étant le 1er département de France à tester le dispositif.

Après la visite d’une entreprise de l’innovation à Pessac et d’un domaine viticole à Mérignac, il a partagé un moment de convivialité et d’échanges à la salle Capeyron de Mérignac. Entouré de nombreux militants, de Marie Récalde, Députée de la 6e circonscription, d’Alain Anziani, Sénateur-Maire de Mérignac, de Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral et secrétaire de la section locale, et de nombreux parlementaires et élus girondins, le Premier Ministre a tenu un discours mobilisateur et de rassemblement.

Exhortant les militants à être fiers du bilan du Gouvernement et à porter haut les valeurs du Parti Socialiste auquel il a rappelé son attachement, Manuel Valls s’est voulu porteur d’un message empreint d’espoir et de responsabilité. Il a également rappelé l’importance des échéances électorales du printemps prochain, cruciales pour l’avenir du pays, assurant que seule la gauche pouvait répondre aux défis de demain

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Élections législatives : désignation des candidats socialistes en Gironde

Suite à la décision du Conseil National du Parti Socialiste, le 2 octobre dernier, relative au gel de 3 circonscriptions en Gironde (les 3e, 7e et 11e), la Fédération PS de la Gironde, par la voix de son Premier Fédéral, Thierry Trijoulet, souhaite rappeler et réaffirmer la décision prise en Conseil Fédéral réuni le 26 septembre dernier :

« La Fédération PS de la Gironde, conformément à la circulaire interne n°1400, a voté pour que l’ensemble des désignations sur les circonscriptions du département, dont les 6 réservées à des candidatures féminines (les 1ère, 2e, 5e, 6e, 8e et 12e) soient soumises au vote des militants.
Cette volonté de s’en remettre à la légitimité du vote militant a été adoptée par un vote positif à presque 75% des membres du conseil fédéral girondin, la quasi-totalité des membres de la motion B de cette instance ayant préféré s’abstenir !

Il semble également important de rappeler que le gel n’est en rien définitif dans le cadre des procédures du parti, et que la situation peut se débloquer dans les jours et semaines à venir.
Le Conseil National du PS de dimanche dernier laisse la commission électorale du parti continuer les discussions sur les circonscriptions concernées, c’est-à-dire plus de 70 au plan national, un processus habituel. Les échéances et procédures de désignation prévues, ou simplement décalées, restent toujours d’actualité pour les 12 circonscriptions de la Gironde. »

Arès, accueil des migrants : une décision regrettable

La Fédération du Parti Socialiste de la Gironde souhaite exprimer sa réprobation suite au vote par le Conseil Municipal d’Arès d’une délibération défavorable à l’accueil de migrants sur la commune.

« Mettre en avant sa responsabilité d’élu tout en s’affranchissant de la valeur de fraternité affichée au fronton de nos mairies ne grandit pas la fonction politique, alors même que la situation humanitaire dramatique exige que chacun fasse preuve de solidarité »

précise Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral, tout en dénonçant l’instrumentalisation par le Maire d’Arès de l’accueil des migrants.

Les responsables fédéraux girondins apportent par ailleurs tout leur soutien aux quatre élus arésiens d’opposition dont ils saluent l’engagement et le travail. Ils appuient également la démarche des sections socialistes du Nord Bassin.

Le Parti Socialiste manifeste enfin sa volonté de voir les populations réfugiées accueillies de manière équitable sur l’ensemble du département.

Jeudi de la Fédé « Économie bleue, économie verte »

Ce « Jeudi de la Fédé » de rentrée était délocalisé sur le Bassin d’Arcachon, à l’invitation des sections d’Andernos et d’Arès, autour d’une thématique aux accents locaux et d’actualité :

« Quels chemins pour la transition énergétique ? Economie verte, économie bleue, un enjeu de territoire ».

Pour éclairer le débat, deux élus, Arnaud Leroy, député, porteur de la loi sur l’économie bleue et Martial Zaninetti, 1er adjoint de la commune du Porge.

Après les propos rassembleurs de Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral, c’est Eric Dosset, Secrétaire fédéral et secrétaire de la section d’Andernos, qui ouvre la soirée.
Il introduit le débat en rappelant ce qu’est la transition écologique, selon la définition proposée par le Ministère. La transition écologique désigne l’évolution vers un nouveau modèle économique et social, avec comme objectif de répondre aux grands enjeux environnementaux. Au-delà des enjeux économiques et sociaux, la notion recoupe également des enjeux d’actualité, telle la récente polémique autour des « boues rouges ».

Arnaud Leroy revient en premier lieu sur la loi « Economie bleue ». Il rappelle les traductions concrètes de la loi : qualité des eaux, recyclage des navires de plaisance,… Il insiste aussi et surtout sur la méthode d’élaboration de la loi, travaillée en concertation et votée à l’unanimité.
Il évoque également la dépendance de la France vis-à-vis du nucléaire. La loi sur la transition énergétique prévoit la diminution de 50% de la part du nucléaire dans la production énergétique française d’ici à 2025. Cette loi a en outre été importante dans le cadre de la COP21, en permettant de crédibiliser davantage la voix de la France.
Le député mentionne par ailleurs la portée croissante de l’économie circulaire, qui consiste à limiter les prélèvements dans la nature par le recyclage, la réutilisation,…
Il précise enfin le rôle essentiel de la BPI (banque publique d’investissement) dans la mise en œuvre des différentes politiques publiques.
Beaucoup reste encore à faire, il nous faut être vigilent pour éviter tout retour en arrière.

Martial Zaninetti axe lui son intervention sur l’économie verte, la commune du Porge étant particulièrement concernée puisque couverte aux ¾ par un massif forestier composé de pins maritimes.  Un important travail a été réalisé par la municipalité autour de la biodiversité, avec notamment un « Atlas de la biodiversité », élaboré sur 3 ans avec des étudiants et distribué aux élèves de la commune. La commune dispose également du plus grand plan plage d’Aquitaine. Il évoque l’activité du gemmage* et son développement. Le Porge joue ici un rôle de facilitateur en mettant un certain nombre d’hectares à disposition de l’industriel. On peut aujourd’hui parler de « chimie verte », la production est naturelle et écologique. Cette activité permet par ailleurs de valoriser la forêt (le bois gemmé étant plus cher) tout en remettant l’homme en forêt.

Un échange riche et nourrit s’ouvre ensuite avec les nombreux militants présents, entre notions à préciser (Agenda 21 par exemple), évocation de sujets d’actualité (les compteurs Linky), ou encore comparaison des différents types d’énergie (éolienne, solaire, géothermie, …). Arnaud Leroy précise qu’il n’y a pas selon lui de mauvaise énergie et que l’enjeu est au contraire d’encourager la multiplicité et la cohabitation des sources d’énergie.

La soirée se conclut dans la convivialité, autour notamment d’huîtres offertes par les sections accueillantes.

Le prochain rendez-vous des Jeudis de la fédé se tiendra à Bassens le 17 novembre, sur une thématique restant à préciser.

* opération qui consiste à blesser le pin pour en récolter la gemme ou résine

Formation « Lire et analyser un territoire »

Dans le cadre de la feuille de route fédérale, et sur proposition du secteur formation animé par Jean-François Ferret, une formation « Lire et Analyser un territoire » avait été « commandée ».
Elle s’est déroulée le samedi 10 septembre matin à la fédération de la Gironde avec une douzaine de participants.

L’ouverture de la formation a été réalisée par Thierry Trijoulet et elle a été animée par deux formateurs du collectif des formateurs nationaux : Alizée Ostrowski et Bernard Rivet.

L’objectif principal de la formation est de fonder l’action politique sur la connaissance du territoire avec des principes et des valeurs de gauche pour l’ensemble de la population du territoire.
Avec une animation participative favorisant les échanges entre les participants, nous avons pu définir ce qu’est un territoire et quelles sont les différentes lectures qu’on peut en faire.

Nous avons abordé les différentes interactions entre les acteurs et l’espace géographique. Nous avons ensuite vu les espaces de vie avec l’approche personnelle de chacun. Nous avons enfin montré où trouver l’information pertinente, comment l’organiser, la structurer Enfin nous avons étudié comment mettre en perspective ces données de manière opérationnelle afin de bien gérer les collectivités où nous sommes en responsabilité et d’en conquérir de nouvelles.

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Rassemblement des secrétaires et trésoriers de section

La quasi-totalité des sections étaient représentées ce samedi 2 juillet 2016 à Libourne pour un rassemblement des secrétaires et trésoriers de section, en présence du secrétariat fédéral et de parlementaires.

Après les mots d’accueil de Thierry Marty, secrétaire de la section locale, de Philippe Buisson, maire de la Ville et président de la communauté d’agglomération et de Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral, Emilie Coutanceau, secrétaire fédérale à la vie militante et l’animation fédérale a brossé le bilan d’activité d’une 1ère année de mandature riche en événements.

Entre les réunions des instances et commissions fédérales et le rappel de la forte participation aux 5 « Jeudis de la Fédé » organisés sur les territoires, Emilie est revenue sur quelques temps forts de la vie fédérale et militante, tels la matinée d’accueil des nouveaux militants qui avait rassemblé près de 80 personnes à la Fédération, la ministre Ericka Bareigts venue présenter le projet de loi « Égalité et citoyenneté », ou encore le 1er forum sur l’Égalité Réelle à Cadillac. Le récent succès aux élections régionales a été évoqué, en rappelant la formidable mobilisation militante à cette occasion.

S’en est suivi un temps d’échange avec les secrétaires fédéraux et les parlementaires présents. Autour de la thématique « Jeunesse » Françoise Cartron et Sandrine Doucet ont évoqué, entre autres, la loi de refondation de l’école, le projet de loi « Égalité et citoyenneté » et la revalorisation des bourses étudiantes.

Florent Boudié a présenté le dispositif « Territoire Zéro Chômeur », pour l’expérimentation duquel il espère que la candidature de son territoire de la 10e circonscription sera retenue. Philippe Plisson est lui revenu sur le succès de la COP 21, et la signature historique de l’accord de Paris par 177 pays.

Enfin, Gilles Savary a exposé la proposition de loi qui porte désormais son nom, relative à l’encadrement du travail en détachement.

La matinée s’est achevée sur un temps convivial.

Réunion publique « Agriculture, vers quel développement durable ? »

Réunion publique « Agriculture, vers quel développement durable ? » le jeudi 16 juin 2016 à Saint André de Cubzac.

La commission fédérale du Parti Socialiste avait invité Dominique Potier, Secrétaire national de la Commission Agriculture et Ruralité, Député de la 5ème circonscription de Meurthe-et-Moselle pour venir enrichir la réflexion en nous présentant son rapport « Pesticides, agro-écologie : les champs du possible » qu’il a remis au Premier ministre.

Tous les sujets ont été abordés par un député passionné et passionnant qui a pointé les enjeux pour l’agriculture française : « la partition des terres donc le foncier agricole », « la régulation avec l’Europe contre la logique du marché », « l’agro-écologie est la solution pour nourrir la planète et c’est compétitif si on choisit de produire une alimentation de qualité, si on laisse de l’autonomie aux producteurs vertueux » … La nourriture est aujourd’hui discriminante socialement et impacte les politiques de santé et de sécurité.

La soirée a permis de nombreux échanges relatifs à la politique agricole mise en place par Stéphane LE FOLL à travers la Loi d’Avenir pour l’Agriculture, l’Alimentation et la Forêt et s’est terminée autour d’un verre de l’amitié.

Bertrand Abiven, Secrétaire fédéral à l’Agriculture, sylviculture, viticulture, agroalimentaire

Jeudi de la Fédé #5 « L’emploi »

La dynamique de débat et de réflexion se poursuit avec ce 5e rendez-vous des « Jeudis de la Fédé » au Haillan.

Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral, remercie la section locale pour son accueil ainsi que les secrétaires fédéraux pour leur implication dans ce temps fédéral désormais incontournable. Il excuse également Jean Grosset, conseiller spécial chargé du social auprès du 1er Secrétaire, retenu à Paris en raison des grèves.

Thierry Brunel, Secrétaire fédéral à l’économie, emploi et dialogue social, introduit le débat autour de la thématique « L’économie et le dialogue social au service de l’emploi ».
Il évoque tout d’abord les réformes mises en place par le gouvernement depuis 2012 qui tendent à l’amélioration de la vie et du parcours des salariés. Il précise que plusieurs signaux passent au vert : augmentation de la croissance, baisse du chômage sur 2 mois consécutifs pour la 1ère fois depuis 2011 et tout récemment reprise du secteur de la construction.

La première question est à l’attention de Jean-Louis Blouin, Directeur général d’I2S :

« Que faut-il faire pour que l’économie et le dialogue social se mettent de manière plus efficiente au service de l’emploi ? »

Il regrette que la loi El Khomri ne concerne que peu les petits patrons ainsi que le faible pouvoir d’intervention des entreprises par rapport aux lois qui les impactent.
Le dirigeant prône le respect, la confiance, la proximité, l’autonomie et la responsabilité au sein de l’entreprise.
Il préconise de bâtir un cadre stratégique dans lequel chacun pourra trouver sa place et s’exprimer, afin d’éviter que les gens ne sortent du système pour faire autre chose.

A Patrick Mérian, Secrétaire départemental de Solidaires Finances Publiques Gironde, Thierry Brunel demande

« comment mettre en place un système de dialogue pour privilégier l’emploi ? »

Pour un débat serein, il faut d’abord un niveau d’information suffisant. Le responsable syndical regrette qu’une réforme aussi importe que la « Loi Travail » arrive si tard dans le mandat et que les syndicats aient été si peu sollicités au départ, ce qui a conduit à la radicalisation d’une partie d’entre eux par la suite.

Faisant écho aux propos de Jean-Louis Blouin sur la responsabilisation et l’autonomie, il constate que nous avons beaucoup perdu en éducation populaire et en sens du collectif. Beaucoup de réformes sociétales nous amènent au contraire vers l’individualisation.

Marie Récalde, Députée de la 6e circonscription, nous apporte l’éclairage de la législatrice. Elle note qu’il y a eu beaucoup de fantasme et de « faux-dits » autour de la « Loi Travail ».

Alors que le dialogue social est l’ADN de la Gauche, elle met en garde contre la position des candidats à la primaire républicaine qui tous le considère avec mépris, rappelant à quel point il avait déjà été dégradé sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

L’ensemble des textes élaborés sous le quinquennat de François Hollande l’ont été après un dialogue social, alors que la droite propose une politique ultralibérale où les syndicats n’auraient pas le droit de cité. Parmi ces textes, la « Loi Travail » est sans doute le texte qui a le plus évolué après le dialogue avec notamment les représentants des syndicats et du patronat. Il compte 800 amendements d’origine parlementaire.

On a par ailleurs pu constater depuis 2012 un retour des politiques actives de l’emploi, avec les emplois d’avenir, les contrats de génération, la garantie jeune, la réglementation relative aux travailleurs détachés, la prime d’activité,… Le Compte Personnel d’Activité, prévu dans la « Loi Travail », est également un acquis important.

La Députée concède une erreur de timing, de conception et de méthode sur la « Loi Travail ». Mais une fois cela dénoncé, il faut se mettre au travail.

Elle note également que les institutions de la Ve République ne sont plus adaptées et ne correspondent plus à la nécessaire participation des citoyens. Elle renouvelle l’importance de respecter le dialogue social.

Thierry Brunel pose ensuite aux 3 intervenants la question de la régionalisation de l’emploi.

Pour Jean-Louis Blouin, peu importe la régionalisation du moment que la proximité est là. Il souligne par ailleurs les initiatives locales très positives dans cette région.
Revenant sur des considérations plus générales, il propose, pour augmenter l’offre et la consommation, que chaque entreprise embauche 10% de salariés en plus sans charge sociale, l’augmentation des impôts sur les dividendes et les plus-values mais la suppression des charges sur les fonds réinjectés dans la société.
Il note l’émergence d’un nouveau modèle de société : aujourd’hui, 15% de la population réalise 50% de ses revenus en vendant sur internet des biens ou des services. Dans 10 ans, ce sera 80% de la population. Le Gouvernement doit tenir compte de ces évolutions.

Sur la « Loi Travail », Patrick Mérian regrette qu’il n’y ait pas eu de débat parlementaire. Pour lui, la réduction et le partage du temps de travail sont aussi une solution, tout comme la mise en place d’une sécurité sociale personnelle. Le tout est de savoir quelle est la société que l’on veut pour demain. L’investissement syndical est un vrai choix. Des milliers d’accords d’entreprise sont signés chaque année mais il ne faut pas confondre les niveaux, le local n’est pas toujours sur la même ligne que le national.

Pour Marie Récalde, il est nécessaire d’envisager l’avenir dans une économie de partenaires et non d’adversaires. On va être percuté par des innovations dont on n’a pas encore idée. Dans notre pays profondément jacobin, il existe une absolue nécessité de proximité. Comment ce qui fonctionne au niveau régional ne peut pas être transposé au niveau national ?

Les nombreux militants présents engagent des échanges parfois contradictoires avec les intervenants mais toujours respectueux des positions de chacun. Place et rôle des syndicats, dérives que pourraient entraîner la « Loi Travail », inversion de la hiérarchie des normes, impact de cette loi sur l’emploi, de nombreuses questions sont soulevées. Patrick Mérian précise que la solution aurait pu être de retirer le projet de loi et de repartir sur un débat plus large, évitant ainsi de cliver et de diviser les Français.

Sans langue de bois, Marie Récalde indique que le texte n’était au départ pas acceptable en l’état et que les réticences dépassaient alors largement le cadre des « frondeurs ». Aujourd’hui, même si le texte doit encore évoluer, il serait dommage de se passer des grandes avancées qu’il apporte, comme l’égalité femmes/hommes ou le Compte Personnel d’Activité. Elle conclut sur l’importance de ces moments d’échange dans le respect de nos différences, pour elle en tant qu’élue qui a besoin de se confronter au terrain et à ses électeurs, mais également pour l’ensemble des camarades présents.

Avant de partager un pot convivial, Thierry Trijoulet annonce que les « Jeudis de la Fédé » continueront de parcourir le territoire, puisque la prochaine édition se tiendra en septembre à  Andernos.

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