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Jeudi de la Fédé #7 « Éducation populaire »

Les « Jeudis de la Fédé » reprenaient ce jeudi 17 novembre, après la pause du mois d’octobre en raison de la tenue de l’Université de l’Engagement, pour une 7e édition sur la rive droite à l’invitation de la section de Bassens.

Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral, a introduit la soirée et remercié tout particulièrement Emilie Coutanceau, Secrétaire fédérale à la vie militante, animation fédérale et sections, et l’ensemble du Secrétariat Fédéral pour leur implication dans l’organisation de ce temps fort de la vie militante girondine.

Après que le Maire Jean-Pierre Turon ait pris la parole pour accueillir les militants dans sa commune, c’est Alexandre Rubio, Secrétaire de la section locale qui a lancé le débat sur la thématique : « Territoires, jeunesse et citoyenneté : l’éducation populaire est-elle toujours d’actualité ? »

Manuel Dias Vaz, Président de la Ligue des Droits de l’Homme Bordeaux et Président de l’association Passage à l’art amorce son propos en évoquant la crise démocratique dans le monde et le tournant nationaliste en Europe, qui menace la démocratie. Face à la montée du Front National et de l’abstention, il encourage à résister et à continuer à se battre, regrettant que les partis politiques se soient engagés dans une voie gestionnaire, tournant le dos à l’éducation populaire. C’est justement cette éducation populaire à laquelle M. Dias Vaz souhaite redonner un rôle essentiel. Il s’agit de remettre l’Homme au cœur du débat sociétal et ne pas le considérer seulement comme un consommateur ou un électeur, rappelant que le rôle des politiques est de servir et non pas de se servir. Il convient par ailleurs de redonner du rêve, de ne pas s’enfermer dans des schémas pour ne pas laisser au bord du chemin ceux de nos concitoyens qui ne croient plus en la politique.

Julien Lemarchand, Directeur d’Habitant Jeunes des Hauts de Garonne, a ensuite présenté sa structure et le contexte dans lequel elle évolue. Il a d’abord rappelé que l’éducation populaire, éducation de tous par tous autour de l’émancipation, de la conscientisation et de la transformation sociale, était un formidable outil au regard des carences qui peuvent parfois émaner des sphères scolaire et familiale. Beaucoup de jeunes sont aujourd’hui touchés par le chômage, les emplois précaires et doivent parfois aider leurs parents chez qui ils vivent de plus en plus tard. Tout ceci ne créé pas de conditions favorables à la prise d’autonomie. Il existe par ailleurs de nombreuses contradictions dans la manière dont la puissance publique s’adresse aux jeunes. Les politiques publiques les cantonnent dans une vision consumériste, avec la mise en place de « dispositifs descendants », là où eux sont au contraire en demande de participation. Les logiques de territoire les enjoignent à la mobilité alors qu’ils n’en ont pas les moyens. Dans ce contexte, le réseau associatif est essentiel. L’objectif d’Habitat Jeunes est d’ailleurs de casser la logique institutionnelle, en proposant une co-gestion avec les jeunes.

Ahmed Serraj est lui Directeur de Boulevard des Potes. Il dénonce un phénomène de gentrification qui relègue une partie des citoyens dans les territoires périphériques et ne créé pas le maillage nécessaire à un accès satisfaisant pour tous aux droits, à la culture, à l’éducation…

Il interroge la notion de citoyenneté en 2016, regrettant que les extrêmes occupent un espace laissé libre. Il constate une réelle difficulté à incarner et à porter les valeurs de la République, alors que les partis politiques ne jouent plus leur rôle de lieu de transmission et que le collectif fait défaut dans la proposition d’une vision du monde. Certes il y a eu des amorces, comme Nuit Debout, mais il n’existe pas de lieu pour repenser un référentiel commun et remettre au cœur des réflexions les valeurs de la République. Ahmed Serraj alerte également sur la nécessité d’offrir de la reconnaissance à nos jeunes. Il ne faut pas laisser dire aux jeunes qu’ils n’ont ni filiation ni avenir en France, quand d’autres (Daesh notamment) leur donnent de l’importance. Face à ces drames, nous ne devons laisser ni la droite ni les extrêmes s’approprier la question de l’identité française, et ne pas se contenter de caler nos discours sur les leurs sans proposition alternative.

Enfin, Stéphane Brunel, Président de la Ligue de l’Enseignement Gironde, conclu cette série d’interventions en mettant en relief la place de la Ligue de l’Enseignement dans l’éducation populaire. Revenant sur quelques personnages clés qui ont marqué l’histoire de cette Ligue, tels Jean Macé, Léon Bourgeois et Ferdinand Buisson, il insiste sur la promotion du sport, de l’intergénérationnel, de l’expression culturelle et du numérique, entre autres, dans la démarche d’éducation populaire. Il indique d’ailleurs que la notion de citoyenneté numérique est à interroger assez rapidement. Enfin, l’éducation populaire pour lui doit aujourd’hui

« promouvoir un individu complet, en passant par une grammaire élémentaire de l’existence ».

Les échanges riches et engagés avec les nombreux militants présents ont tourné autour du ré-enchantement de la politique, de la fabrique de citoyenneté mais ont aussi permis d’ouvrir sur d’autres débats, autour du racisme ou encore d’une nécessaire révolution culturelle pour faire évoluer notre imaginaire collectif.

Les militants ont une nouvelle fois pu se retrouver autour d’un apéritif dinatoire convivial.

Université de l’Engagement de la Nouvelle-Aquitaine

Un peu plus de 300 militants et sympathisants étaient présents ce samedi 29 octobre au Rocher de Palmer à Cenon pour participer à l’Université de l’Engagement de la Nouvelle-Aquitaine. Etant la 7e au plan du calendrier national, cette Université de l’Engagement a été une des plus fréquentées.

La matinée était consacrée aux travaux en atelier. Les ateliers thématiques autour du bilan et des projets ont mobilisés de nombreux militants, attentifs et intéressés par les prises de parole autour de l’emploi, de l’agro-écologie, des questions sociales ou encore des projets de la droite pour notre pays. Nous remercions d’ailleurs une nouvelle fois l’ensemble des intervenants pour leur disponibilité et la qualité de leurs interventions. Deux ateliers, relatifs aux réseaux sociaux et aux « primaires citoyennes », abordaient plus précisément les enjeux opérationnels des échéances à venir.

Après un déjeuner convivial, deux séances plénières ont ponctué l’après-midi. La question des inégalités en France a longuement été abordée lors de la « Controverse », en partenariat avec la Fondation Jean Jaurès.

Enfin, Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral de la Gironde, Alain Rousset, Président de la Nouvelle-Aquitaine et Jean-Christophe Cambadélis, Premier Secrétaire National ont, lors de leurs discours de clôture, appeler au rassemblement et à l’unité pour contrer l’ensemble des droites.

Venue de Manuel Valls en Gironde

Le Premier Ministre Manuel Valls était présent hier en Gironde.
Il s’est d’abord rendu au Conseil Départemental pour participer à la réflexion sur le revenu universel aux côtés du Président Jean-Luc Gleyze, la Gironde étant le 1er département de France à tester le dispositif.

Après la visite d’une entreprise de l’innovation à Pessac et d’un domaine viticole à Mérignac, il a partagé un moment de convivialité et d’échanges à la salle Capeyron de Mérignac. Entouré de nombreux militants, de Marie Récalde, Députée de la 6e circonscription, d’Alain Anziani, Sénateur-Maire de Mérignac, de Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral et secrétaire de la section locale, et de nombreux parlementaires et élus girondins, le Premier Ministre a tenu un discours mobilisateur et de rassemblement.

Exhortant les militants à être fiers du bilan du Gouvernement et à porter haut les valeurs du Parti Socialiste auquel il a rappelé son attachement, Manuel Valls s’est voulu porteur d’un message empreint d’espoir et de responsabilité. Il a également rappelé l’importance des échéances électorales du printemps prochain, cruciales pour l’avenir du pays, assurant que seule la gauche pouvait répondre aux défis de demain

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Élections législatives : désignation des candidats socialistes en Gironde

Suite à la décision du Conseil National du Parti Socialiste, le 2 octobre dernier, relative au gel de 3 circonscriptions en Gironde (les 3e, 7e et 11e), la Fédération PS de la Gironde, par la voix de son Premier Fédéral, Thierry Trijoulet, souhaite rappeler et réaffirmer la décision prise en Conseil Fédéral réuni le 26 septembre dernier :

« La Fédération PS de la Gironde, conformément à la circulaire interne n°1400, a voté pour que l’ensemble des désignations sur les circonscriptions du département, dont les 6 réservées à des candidatures féminines (les 1ère, 2e, 5e, 6e, 8e et 12e) soient soumises au vote des militants.
Cette volonté de s’en remettre à la légitimité du vote militant a été adoptée par un vote positif à presque 75% des membres du conseil fédéral girondin, la quasi-totalité des membres de la motion B de cette instance ayant préféré s’abstenir !

Il semble également important de rappeler que le gel n’est en rien définitif dans le cadre des procédures du parti, et que la situation peut se débloquer dans les jours et semaines à venir.
Le Conseil National du PS de dimanche dernier laisse la commission électorale du parti continuer les discussions sur les circonscriptions concernées, c’est-à-dire plus de 70 au plan national, un processus habituel. Les échéances et procédures de désignation prévues, ou simplement décalées, restent toujours d’actualité pour les 12 circonscriptions de la Gironde. »

Arès, accueil des migrants : une décision regrettable

La Fédération du Parti Socialiste de la Gironde souhaite exprimer sa réprobation suite au vote par le Conseil Municipal d’Arès d’une délibération défavorable à l’accueil de migrants sur la commune.

« Mettre en avant sa responsabilité d’élu tout en s’affranchissant de la valeur de fraternité affichée au fronton de nos mairies ne grandit pas la fonction politique, alors même que la situation humanitaire dramatique exige que chacun fasse preuve de solidarité »

précise Thierry Trijoulet, Premier Secrétaire Fédéral, tout en dénonçant l’instrumentalisation par le Maire d’Arès de l’accueil des migrants.

Les responsables fédéraux girondins apportent par ailleurs tout leur soutien aux quatre élus arésiens d’opposition dont ils saluent l’engagement et le travail. Ils appuient également la démarche des sections socialistes du Nord Bassin.

Le Parti Socialiste manifeste enfin sa volonté de voir les populations réfugiées accueillies de manière équitable sur l’ensemble du département.