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Un nouveau pont pour Bordeaux !

Ce week-end se déroulaient les festivités inaugurales du nouveau Pont Chaban Delmas, qui relie les deux rives de la Garonne, des Bassins à Flots aux Quais de Queyries à Bordeaux Bastide.

Après le spectacle pyrotechnique du vendredi soir, les Bordelais étaient nombreux samedi matin au rendez-vous du Pont. Aux côtés notamment de Vincent Feltesse, Président de la CUB, de Sandrine Doucet, Députée de la Première Circonscription, de Ludovic Freygefond, Premier Secrétaire Fédéral et du Maire de Bordeaux, le Président de la République François Hollande a actionné le bouton factice et l’immense tablier du pont s’est élevé.

Au-delà de la prouesse architecturale, ce nouveau franchissement de la Garonne était plus que nécessaire et devrait permettre de fluidifier la circulation.

Hier matin, les premiers usagers ont pu l’emprunter. Après quelques petits ajustements inévitables, nul doute que le Pont Chaban-Delmas va rapidement devenir un lieu de passage incontournable de la métropole bordelaise !

Retour sur le 18ème rassemblement des secrétaires de section à Paris


Retour sur le rassemblement des secrétaires de section à Paris, par Virginie Jouve, secrétaire de section de Blanquefort

Le 18ème rassemblement des secrétaires de section du 25 janvier dernier à Paris a été un temps fort du Parti Socialiste. Venue de Blanquefort, j’ai eu le plaisir de voir réunis ensemble les différents visages qui composent le Parti Socialiste avec plus de 2000 personnes présentes à la Mutualité.

Guillaume BACHELAY a donné le ton de la journée en ouvrant le rassemblement avec un discours empreint de détermination pour la poursuite du changement engagé depuis le 6 mai dernier.

Les tables rondes ont été judicieusement choisies sur les sujets majeurs composant l’actualité (Economie, Communication, Education…). A titre d’exemple, je retiendrai le discours de Vincent PEILLON qui a su nous parler de la réforme de l’Education avec ferveur et a rappelé la priorité qui doit être donnée à la jeunesse.
Même exaltation pendant le discours d’Harlem DESIR qui nous rappelle que nous devons redoubler d’efforts et d’enthousiasme, qui martèle notre souhait de voir aboutir le non cumul des mandats et qui est ovationné.

J’ai été également émue par la présence dans la salle de secrétaires de section de l’étranger et notamment dans le contexte actuel du déplacement de notre camarade de Bamako. Il est utile de rappeler que le Parti Socialiste est présent à l’étranger et de créer un sentiment de solidarité fort envers nos camarades concernés par des situations complexes.

Le rassemblement est aussi l’occasion de faire de nouvelles rencontres entre secrétaires ou membres de sections de territoires éloignés du notre. Si les problématiques peuvent être différentes à Marseille, Amboise, Bordeaux, si les motions que nous défendons ne sont pas les mêmes, les valeurs qui nous lient sont fortes et il est bien agréable de profiter du déjeuner pour se rencontrer, partager, échanger…

Il est par ailleurs toujours très sympathique de rencontrer d’autres militants. Pourquoi pas finalement poursuivre ces rencontres en inter-sections sur notre territoire, une idée que nous allons mettre en application sur la section de Blanquefort en invitant d’autres camarades dans les mois à venir.

C’est confiante en mon parti et satisfaite que je suis sortie de cette journée de travail. Si je dois me tenir à un mot pour résumer ce samedi 25 janvier je retiens sans hésiter « détermination », mot qui nous sera bien utile pour les échéances à venir et pour la poursuite de notre politique responsable et volontariste.

Point de Vue: La PAC

La PAC (Politique Agricole Commune)
Lors du dernier Conseil Européen de février 2013, le budget de la PAC a été globalement préservé pour les agriculteurs français.
Pour la France, l’enveloppe globale de la PAC pour la période 2014-2020 devrait être maintenue à un niveau proche de la période actuelle (- 4 % environ) , soit 56 milliards d’euros constants pour l’ensemble des 2 piliers, aides directes aux agriculteurs et développement rural. L’évolution constatée sur le 1er pilier est compensée par une revalorisation du 2ème pilier.

La France a défendu avec ténacité le principe et l’ampleur du verdissement apportant de vrais services environnementaux à la société et confortant la légitimité de la PAC.

Le Ministre de l’Agriculture, Stéphane LE FOL, a soutenu fortement, par ailleurs,  la surprime de l’aide aux 50 premiers hectares de chaque exploitation agricole. Cette mesure améliorera les revenus des agriculteurs exploitant moins de 100 hectares, soit 420 000 agriculteurs sur les 500 000 encore en place sur le territoire national. Ce dispositif aidera en particulier les productions qui nécessitent des besoins importants de main-d’œuvre comme la production légumière et fruitière, ainsi que l’élevage, laitier notamment.

La France a constamment défendu le renforcement des moyens de la politique de développement rural, essentielle pour la relance de l’activité et l’emploi dans les territoires ruraux. En France, cette dotation sera mobilisée au service de l’emploi, de l’élevage notamment, dans les zones les plus fragiles et pour accompagner les agriculteurs dans la nécessaire transition écologique.
Au travers de ces deux piliers de la PAC, c’est l’encouragement à une évolution des modes de production vers des systèmes plus autonomes et plus durables.

  • Ø Pour que la  PAC  ne devienne pas en France et en Europe synonyme de  «Petit Agriculteur Condamné »,

ces mesures doivent s’inscrire et se mettre en œuvre de manière très volontariste dans les  nouvelles orientations de la politique agricole que le Ministre, Stéphane LE FOL, proposera dans la future loi d’avenir à l’automne.

Si après 50 ans d’existence, la PAC a atteint son objectif d’autosuffisance alimentaire européenne, c’est au prix d’une population active agricole en chute continue, qui ouvre désormais la porte à une agriculture de producteurs mondiaux et de négoce de terre.

La PAC continue de verser inégalement la plus grande masse de subventions publiques à un nombre restreint d’agriculteurs, principalement les grandes exploitations agricoles, le plus souvent céréalières, et par ricochet à toutes les activités satellitaires que sont les intermédiaires et la grande  distribution.

Dans ce contexte, les agriculteurs céréaliers bénéficient aujourd’hui de deux avantages par rapport aux éleveurs : un prix et une productivité du travail plus importants.  L’aide à l’hectare ne permet pas de corriger cette tendance.  C’est ce rééquilibrage qu’il faudra rechercher par une aide spécifique à l’agriculture d’élevage.

Il faudra aussi soutenir les viticulteurs artisanaux, garants de la gestion de l’espace rural et de la qualité des paysages.  Pourront-ils longtemps encore travailler à perte sans soutien direct ?

Enfin, l’effort devra aussi porter sur un investissement bien ciblé, notamment sur l’agro-écologie, sur la formation pour une meilleure adéquation demande/emploi, et trouver un contrat avec les banques pour un retour spécifique sur l’emploi et l’aide aux entreprises.

La tâche qui s’annonce pour le Ministre de l’agriculture et pour le gouvernement ne sera pas des plus faciles.  Après le débat sur le budget au parlement européen,  Stéphane LE FOLL mènera la négociation sur le contenu de la PAC pour définir, en concertation avec les syndicats agricoles et tous les acteurs concernés, les choix de mise en œuvre au niveau national .

La mobilisation de tous les acteurs nationaux, mais aussi, et surtout locaux, s’impose pour faire avancer ces nouvelles orientations, concrètement et durablement.

  • Ø La commission « agriculture, viticulture, forêt »  de la fédération proposera aux militants et à tous les acteurs locaux de la Gironde un programme de débats, de réflexions et de propositions, à définir lors de la première réunion, aboutissant, à terme, à l’élaboration d’une plateforme fédérale. Cette première réunion vous sera proposée au mois d’avril 2013.

Cette dernière décennie, n’ont fait que les démanteler : fermeture de l’antenne CCI (Chambre de commerce et d’industrie), fermeture du tribunal, menace de fermeture de l’hôpital et de la sous-préfecture, désertification médicale… Le sentiment de délaissement a laissé place à la montée en puissance des idées populistes du Front National qui a fait de gros scores dans certaines de nos communes aux dernières élections.

Aujourd’hui, la population attend de bénéficier d’un même niveau de services qu’à la ville, notamment grâce à l’acte III de la décentralisation qui sera mis en place par notre gouvernement, et du soutien que l’état devra nécessairement apporter aux collectivités territoriales pour la mener à bien.

Vers une profonde refonte des modes de scrutins locaux: un défi pour la démocratie locale

Dans la logique de la suppression du Conseiller territorial cet animal à deux têtes qui annonçait la mort des départements à terme, une nouvelle réforme actuellement en discussion à l’Assemblée va refondre les modes de scrutins locaux pour plus d’équité territoriale et une démocratie locale affirmée.

Un mode de scrutin innovant pour des  cantons redécoupés  et de nouveaux conseillers départementaux

Le redécoupage cantonal et l’instauration du scrutin binominal majoritaire à deux tours pour l’élection des conseillers départementaux constituent la première innovation. Pour garantir la parité, il s’agira donc d’élire simultanément dans chaque canton deux conseillers départementaux de sexe différent.

Comme le nombre de conseillers ne doit pas augmenter, le nombre de cantons sera divisé par deux soit pour la Gironde 32 ou 33 cantons au lieu de 63. L’objectif de ce redécoupage est d’assurer une représentation plus équitable: aujourd’hui les 63 cantons en Gironde comptent de 2000 à près de soixante mille habitants.

Avec la nouvelle loi, l’écart entre deux cantons d’un même département ne doit pas dépasser 20%. Pour une population d’environ 1,464 Mns d’habitants, la moyenne pour 33 cantons sera donc de 44 000hbts/canton. Les cantons devront donc compter entre 35 200 et 52 800 habitants.

C’est donc une profonde refonte du découpage des cantons qui nous attend. Mais les points forts de cette réforme n’en reste pas moins la garantie de la parité non seulement dans l’élection mais aussi pour les exécutifs départementaux. L’ancrage territorial reste bien la caractéristique de cette élection de même que la préservation d’une logique majoritaire qui incitera aux accords électoraux avant élections.

Un scrutin de liste étendu pour les municipales et des conseillers communautaires « fléchés »

Le scrutin de liste sera étendu aux communes comprises entre 1 000 et 3500 habitants pour les municipales: l’objectif est ici de privilégier le débat autour de programmes plutôt que le tir aux pigeons et les règlements de compte. L’enjeu est aussi de favoriser là encore la participation des femmes puisque les listes doivent impérativement être paritaires. C’est aussi la possibilité là où gagner parait difficile de compter des élus d’opposition mais aussi de prévoir a contrario des oppositions là où il n’y en avait pas. Le nombre de conseillers municipaux devrait être réduit à 7 (au lieu de 9) pour les communes inférieures à 100 habitants et probablement à 9 pour les communes comptant entre 100 et 499.

Les conseillers communautaires seront élus quant à eux selon le principe du fléchage. Les premiers de liste seront de fait appelés à siéger à la fois au conseil municipal et au conseil communautaire. La règle de la proportionnelle s’appliquera logiquement pour l’élection  des conseillers communautaires. Pour les communes de moins de 1000 habitants les délégués communautaires seront le maire et le cas échéant, d’autres conseillers municipaux, désignés dans l’ordre du tableau.

Cette réforme se traduira immanquablement par de nouvelles formes de gestion municipale et aura des répercussions évidentes en matière intercommunale. Elle appelle à penser la préparation des élections, à réfléchir à la constitution d’équipe non seulement par rapport à chaque commune mais aussi en relation avec les intercommunalités et avec le département. Il sera primordial de faire émerger une cohérence territoriale d’ensemble.

Bien évidemment, cette esquisse est mise à l’épreuve des débats et amendements parlementaires et fait l’objet en ce moment d’une lecture à l’Assemblée Nationale.

Hommage à Stéphane Hessel

Stéphane Hessel nous a quitté aujourd’hui à l’âge de 95 ans.

Au-delà  de son soutien lors de la campagne de François Hollande et de sa participation au Congrès du Parti Socialiste de Toulouse, il était avant tout un homme de gauche convaincu, épris d’humanisme et de justice pour lesquels il s’est battu toute sa vie.

Résistant, déporté, il devient diplomate à la Libération et participe à la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Son livre « Indignez-vous ! » paru en 2010 aura eu un retentissement bien au-delà de nos frontières et influencera notamment les jeunesses européennes.

Stéphane Hessel était un fervent défenseur de l’Europe. Il croyait à la solidarité et à la fraternité entre les hommes et les peuples.

Que tous ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs se laissent guider par la mémoire de cet homme de conviction pour les combats à venir, vers toujours plus de progrès et de justice.

La Fédération du Parti Socialiste de la Gironde adresse ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Stéphane Hessel.