Motion du Conseil Fédéral de la Gironde

Le Conseil Fédéral du Parti Socialiste de la Gironde a souhaité réagir suite au revers subi par le Parti Socialiste à l’occasion des élections municipales de mars 2014.

Ce scrutin a été marqué par une abstention record, largement due à la démobilisation de l’électorat de gauche. Avec lui, c’est nombre de nos concitoyens qui ont clairement manifesté leur déception face à une politique trop éloignée des engagements présidentiels, marquant ainsi une  incompréhension  des mesures prises par le Gouvernement.

Cette incompréhension s’explique également par le manque de lisibilité, d’explication et de sens donné à l’action gouvernementale. Ce vote exprime aussi la volonté d’une rénovation et d’un renouvellement politiques.

Il démontre également que la question du non-cumul, que ce soit dans le temps ou dans les fonctions, doit être rapidement approfondie et que le processus de désignation de nos candidats doit mieux respecter les attentes sociétales.

Dans ce contexte, le Parti Socialiste doit reprendre toute sa place et son Premier Secrétaire mettre en œuvre les attentes militantes. En tant que Parti majoritaire, il ne peut se résumer à une simple courroie de transmission de la politique gouvernementale. Il a vocation à retrouver son rôle de laboratoire d’idées, de pierre angulaire d’un dialogue constructif voir parfois critique avec les gouvernants.

Pour cela la parole et la formation militante doivent être remises au cœur de notre fonctionnement. En interne d’abord, il est essentiel que les sections constituent la force vive de notre parti et non de simples chambres d’enregistrement. Elles doivent elles même évoluer pour mieux prendre en compte les attentes citoyennes.

En ce sens, la Fédération de la Gironde a pleinement conscience du rôle qu’elle doit jouer et des efforts qu’elle doit réaliser à son échelle.

Enfin, la défiance grandissante à l’égard de la parole politique doit nous alerter. Elle provoque un décrochage démocratique, républicain et politique. Le poids des mots ne doit pas être sous-estimé. En gagnant la bataille des mots nous gagnerons celle des idées. Cette approche implique un langage de vérité et une volonté d’élever la conscience collective par l’éducation populaire, pour restaurer une véritable écoute et un débat citoyens. Cette exigence est à traduire rapidement par les actes.

Nous attendons de ces constats et propositions une nouvelle ambition du Parti Socialiste, fondée sur une animation  et des échanges décentralisés inexistants aujourd’hui.

Il y a urgence. Nous en sommes tous convaincus.

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