De la République irréprochable au quinquennat des affaires

Ludovic Freygefond, Premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste en Gironde et mandataire de François Hollande sur le département, a tenu à réagir à l’annonce du meeting de Nicolas Sarkozy samedi 3 mars 2012 à Bordeaux sur le thème de la République.

« N’y a-t-il pas un vrai cynisme dans le choix de ce thème alors que celui qui se réclamait en 2007 d’une république irréprochable a laissé place à un quinquennat au cours duquel les affaires de toute sorte se sont multipliées ? » *

s’est interrogé le responsable socialiste.

Ce rendez-vous bordelais sera aussi l’occasion pour le Président-candidat de soutenir son Ministre d’Etat, Maire de Bordeaux, et candidat aux élections législatives sur la 2ème circonscription.

« Nous assistons d’ailleurs depuis plusieurs semaines à un défilé hebdomadaire de ministres en déplacement dans le cadre de leur fonction pour une campagne qui ne dit pas son nom »

a dénoncé Ludovic Freygefond. Et complète:

« Nous soutenons pleinement Michèle Delaunay dans sa saisine du Comité nationale des comptes de campagne pour demander une vigilance accrue quant aux déplacements gouvernementaux pouvant dépasser ce champ et donner l’occasion à des Ministres-candidats de rallier des suffrages. Rien ne serait pire pour la démocratie qu’une campagne inéquitable. »

Le mandataire de François Hollande a affirmé à cette occasion tout son soutien à la députée sortante :

« Michèle Delaunay a fait un incroyable travail depuis 2007, à l’Assemblée nationale comme sur le terrain, ici, à Bordeaux, son talent et sa combativité sont de précieux atouts dans cette campagne ! »

Réaction aux propos d’Alain Juppé

Ludovic Freygefond, Premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste en Gironde et mandataire de François Hollande sur le département, s’est dit surpris des propos tenus par Alain Juppé dans un billet de son blog vis-à-vis de François Hollande. Le ministre y compare Nicolas Sarkozy à une

« vague puissante »

quand le candidat socialiste ne serait qu’un

« galet, roulé dans le ressac, qui tente d’exister ».

Le responsable socialiste a dénoncé une métaphore malheureuse dont la lourdeur ne ressemble guère à l’auteur.

« Là où François Hollande souhaite avoir une confrontation d’idées au service des Français, le Président candidat préfère les attaques, la diversion et les mensonges. Il est malheureux de constater que toutes les troupes de l’UMP ont repris cette consigne qui ne fait qu’abaisser le débat »

a regretté Ludovic Freygefond. Et s’interroge :

« Alors que les chiffres du chômage publiés hier relèvent une nouvelle progression du nombre de demandeurs d’emplois, ne pourrait-on pas s’épargner ce genre de piques qui ne servent vraiment pas le débat public? »

Avant de conclure :

« Alain Juppé est peut être amer de son débat télévisé avec François Hollande, mais chacun doit rester digne, les Français attendent autre chose de cette campagne présidentielle ».

Sarkozy candidat, le remake bien fade d’un Président qui a échoué

« Sans surprise sur la forme, comme sur le fond ».

C’est ainsi que Ludovic Freygefond, Premier secrétaire fédéral et mandataire de François Hollande en Gironde, a résumé l’annonce de déclaration de candidature du Président sortant.

« Il est en campagne depuis plusieurs semaines déjà, détournant en cela les moyens de l’Etat à des fins électorales, et sa prestation ce soir le confirme : ses échecs sont si patents que rien ne semble pouvoir les masquer. Comment peut-il dire que sa non-candidature serait un abandon de poste quand il n’a jamais été à la hauteur de ce poste au cours des cinq dernières années ?»

a analysé le responsable socialiste.

« Chômage en hausse, pouvoir d’achat en berne, déficits publics records, est-ce cela « La France forte » ? »

a-t-il ironisé. Ajoutant par ailleurs :

« On ne remplace pas des idées et un projet par une communication bien orchestrée, François Hollande est sur le terrain à l’écoute des Français, Nicolas Sarkozy à l’écoute de ses conseillers »

Et conclue :

« Ces cinq années de sarkozysme ont profondément affaiblit notre pays, les Français attendent un changement profond. Et les clés de ce changement, notamment pour l’emploi et le pouvoir, sont dans les mains de François Hollande ».

Le PS prône la vigilance face au Bloc identitaire

L’ouverture demain à Bordeaux d’un local du mouvement Bloc identitaire

« constitue une étape supplémentaire dans l’enracinement de l’extrême droite à Bordeaux»

s’est inquiété  Ludovic Freygefond, Premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste en Gironde. Et d’ajouter

« à  quelques mois de l’élection présidentielle, l’extrémisme aura désormais pignon sur rue non sans une certaine bienveillance de la municipalité bordelaise. Il est du devoir de toutes les forces républicaines de porter la contradiction de cette pensée xénophobe et manipulatrice. »

Le responsable socialiste souligne que

« malgré les tentatives d’illusionnisme entreprises par Marine Le Pen, le Front National n’a pas évolué. Il est toujours animé par une idéologie haineuse, brillant par le vide de ses propositions, notamment économiques »

« Comment vouloir mettre en en place une taxe sur les importations et en même temps promettre de garantir le pouvoir d’achat des ménages ? »

s’est interrogé l’élu girondin.

Pour lutter contre ces fausses solutions et préserver l’esprit démocratique et laïc de la France, la Fédération du Parti Socialiste de Gironde se dit être particulièrement vigilante aux actions que le Bloc identitaire pourrait entreprendre et les activités qui seront menées autour de cette nouvelle implantation.

Alain Juppé, une nouvelle ambition européenne au rabais ?

Ludovic Freygefond, Premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste en Gironde, a réagi aux propos d’Alain Juppé rapportés dans la rubrique « Instantanés » du Journal du Dimanche du 18 décembre 2011 :

« Si François Hollande était élu Président, ce serait un cauchemar pour moi ».

Le responsable socialiste s’est étonné d’abord de la forme employée, une forme qui rappelle davantage le style du chef de l’Etat que celui de son Ministre des affaires étrangères.

« On nous rapporte que les deux hommes se côtoient beaucoup, il est dommage que ce soit le premier qui ait déteint sur le second »

a ironisé le responsable girondin.

Ludovic Freygefond s’est dit également surpris de découvrir que l’ambition européenne du Ministre des affaires étrangères avait été revue au rabais.

« En tant qu’européen convaincu, François Hollande n’acceptera jamais une Europe au rabais, voilà un nouveau point de clivage évident avec la droite sarkosyzte »

a-t-il déclaré.

Puis de rappeler que le nouveau traité, faute de calmer les marchés ou de pouvoir initier une relance du processus européen, n’aborde pas des sujets essentiels tels que les moyens de la croissance ou des leviers d’actions pour agir sur les marchés à l’instar de la création d’euro-obligations, autant de priorités défendues par François Hollande.