Entrée en vigueur des « emplois d’avenir »

Adoptée par le Parlement le 9 octobre, la loi instaurant les emplois d’avenir est entrée en vigueur ce jeudi 1er novembre 2012.

Les premières signatures devraient avoir lieu le 8 novembre 2012 en Seine et Marne, en présence de François Hollande.

Cette mesure phare de ce début de quinquennat était l’une des promesses de campagne les plus attendues du candidat Hollande et une priorité au vu du contexte actuel. Elle illustre la ferme volonté du gouvernement d’agir au plus vite en faveur des préoccupations majeures des Français.

En effet, les emplois d’avenir, destinés aux 16-25 ans, interviennent face à un taux de chômage exponentiel des jeunes qui s’élève aujourd’hui à plus 22% (soit 634 000 personnes) et même à 45% pour les jeunes sans diplômes.

150 000 emplois d’avenir seront ainsi créés d’ici à 2014, dont 100 000 dès 2013. L’objectif est double : réduire le taux de chômage des jeunes et leur offrir une première expérience professionnelle, à l’heure où l’accès des jeunes à un emploi stable est particulièrement compliqué.

Ils seront proposés pour 3 ans, en priorité dans les quartiers populaires et ruraux et principalement dans des activités du secteur non marchand susceptibles d’offrir des perspectives de recrutement (filières vertes et numériques, secteurs du social et du médico-social, aide à la personne, animation et loisirs, tourisme…). La rémunération du jeune employé sera prise en charge à hauteur de 75% par l’Etat.

La « bataille pour l’emploi » que veulent mener François Hollande et son gouvernement est bel et bien engagée.

François Hollande fixe l’agenda du redressement

« François Hollande a défini le cap avec clarté et pédagogie. Face a la crise, il a pris rendez-vous avec les français en fixant l’agenda du redressement »

souligne Ludovic Freygefond, Premier Secrétaire Fédéral en Gironde après l’intervention télévisée du Président de la république.
Le responsable socialiste salue

«Le courage d’un chef de l’état qui ne se défausse pas. Il est résolument tourné vers l’avenir pour réparer le passé. Ce passé, c’est 10 ans de gouvernement de l’UMP conclus par un endettement historique et une croissance au point mort. Enfin, le Président de la République ne s’est pas limité à déterminer l’échéancier du redressement, il a aussi donné les gages qu’il se fera dans la justice.»

Deux objectifs principaux pour 2014

Les objectifs de lutte contre le chômage et de réduction du déficit apparaissent clairement comme prioritaires.

«François Hollande a fait des propositions concrètes et réalistes. Il tient les engagements pris pendant la campagne, comme le contrat de génération, ou la grande réforme de la protection sociale. Il confirme qu’il souhaite taxer les revenus du capital comme ceux du travail. Il a également raison de penser qu’on peut faire évoluer le marché du travail de manière à ce que chacun s’y retrouve»

analyse Ludovic Freygefond.

«Pour arriver à 33 milliards d’euros, l’équation de réduction du déficit de François Hollande tombe particulièrement juste. Des efforts sont demandés, mais surtout à ceux qui sont en mesure de les assumer. Si l’Etat n’y échappe pas, des secteurs tels que l’éducation ou la jeunesse sont sanctuarisés»

poursuit-il, et conclue :

«L’agenda de Francois Hollande ne s’arrête pas en 2014. Derrière son plan de bataille face à la crise, plusieurs espoirs. Celui que les français cessent de s’appauvrir. Celui que nos enfants vivent mieux que nous. Comme il l’a dit, la construction d’une société où chacun trouvera sa place dans la sécurité et la justice»

Ludovic FREYGEFOND,
Premier Secrétaire Fédéral du PS en Gironde

La rentrée du changement

Pour la première Université d’Été depuis la victoire de la Gauche, c’était à La Rochelle, comme le veut la tradition, que le Parti Socialiste réunissait ses forces vives. Ces rencontres ont été l’occasion de revenir sur les premières actions du président Hollande et de son gouvernement mais surtout d’aborder la question du rôle du parti majoritaire pour les années à venir.

Pour l’heure, la rentrée s’annonce particulièrement chargée. Dans un contexte de crises économiques, sociales et internationales qui ne faiblissent pas, le Gouvernement s’est résolument engagé sur la voie d’une action déterminée et durable. Plusieurs engagements pris pendant la campagne ont d’ailleurs déjà été concrétisés pendant l’été, tels que l’encadrement des loyers à la relocation, la suppression de la « TVA Sarkozy » ou encore la baisse du prix des carburants. C’est aussi un coup de pouce donné au SMIC, en hausse de 2%, ou encore la création d’emplois d’avenir pour les jeunes écartés du marché du travail.

En cette période de rentrée scolaire, c’est  vers les familles que se tourne le Gouvernement. Le pouvoir d’achat demeure l’une des préoccupations majeures des Français sur laquelle ils attendent un geste fort. La revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire à hauteur de  25% est l’une des premières réponses.

Par ailleurs, les recrutements engagés en faveur du corps enseignant, avec 1 000 professeurs recrutés dès cette rentrée scolaire, constituent un moyen pérenne pour pallier les déficiences d’encadrement au sein de l’Éducation Nationale. Tout ceci avec un renforcement de la formation des jeunes professeurs pour les aider à réussir leurs débuts.

Mais la rentrée est aussi politique. C’est dans la perspective de l’évident soutien du Parti à l’action gouvernementale mais aussi dans un souci de préserver un lieu de réflexion et d’expression démocratique que les socialistes préparent leur prochain Congrès qui se tiendra à Toulouse du 26 au 28 octobre prochain. Il faut, toujours, rester mobilisés pour soutenir les réformes du changement.

Si le 6 mai fut un jour historique, le travail ne s’arrête pas. Les forces militantes qui ont tant apporté au cours de ses longs mois de campagne seront essentielles pour mener à bien la tâche qui nous incombe.

C’est ensemble qu’il nous faudra faire vivre la victoire, livrer la bataille des idées, et  nous montrer digne de nos derniers succès.

Quelle belle victoire !

Au soir du 17 juin 2012, ce ne sont pas moins de 11 circonscriptions sur les 12 que compte le département qui auront désormais à leur tête un(e) député(e) de gauche.

Alain Rousset (7e circonscription) et Noël Mamère (EELV-3e circonscription) étaient eux déjà élus depuis le 1er tour.

Les député(e)s sortants ont tous été réélus avec de très beaux scores : Conchita Lacuey (4e circonscription – 67.23%), Pascale Got (5e circonscription – 61.91%), Philippe Plisson (11e circonscription – 64.01%) et Martine Faure (12e circonscription – 60.53%).

Michèle Delaunay a elle aussi été largement réélue sur la 2e circonscription (58.44%) et laissera son siège à son suppléant Vincent Feltesse.

Sur la 6e circonscription, Marie Récalde succède à Michel Sainte-Marie en recueillant 63.43% des suffrages.

Gilles Savary succède lui à Martine Faure sur une 9e circonscription redécoupée, avec 63.49% des voix.

Quant à Florent Boudié, il prive Jean-Paul Garraud, co-fondateur de la Droite Populaire, d’un 3e mandat en s’imposant largement (54.60%) sur la 10e circonscription.

C’est l’une des très belles surprises de cette élection avec la victoire de Sandrine Doucet sur la 1ère circonscription. Avec 51.49% des voix, elle fait basculer ce bastion historique de la droite depuis 133 ans et bouleverse le rapport de force dans la commune d’Alain Juppé, désormais isolé.

Nathalie Le Yondre rate le coche de très peu sur le Bassin d’Arcachon, en accrochant le Maire d’Arcachon sur une circonscription spécialement taillée pour la droite. Ses 48.90% illustrent la belle campagne qui a été menée et de laquelle la Maire d’Audenge ne peut sortir que renforcée.

Si le Parti Socialiste manque de peu le grand chelem, il n’en reste pas moins qu’avec 11 député(e)s sur 12, la vague rose a bien déferlée en Gironde pour ce scrutin.
Après le temps de la victoire viendra celui du travail, à l’Assemblée Nationale mais aussi au niveau local, pour conforter et renforcer l’ancrage socialiste.