Cérémonie du 1er Mai

En juillet 1889, la IIe Internationale Socialiste réunit à Paris son deuxième congrès.
C’est à cette occasion que Raymond Lavigne fait adopter l’initiative d’une manifestation annuelle à compter de 1880, le 1er Mai, date déjà retenue comme journée de grève générale par les syndicalistes américains.

Raymond Lavigne, ouvrier né à Bordeaux en 1851, est d’abord animateur des groupes révolutionnaires bordelais. Successivement secrétaire général de la Fédération syndicale, animateur de l’association des travailleurs républicains socialistes de la Gironde, puis secrétaire de la Fédération girondine du Parti ouvrier français, il est l’homme qui fédéra le mouvement ouvrier à la fin du XIXe siècle. Il se retire de la vie politique active après l’échec du Parti ouvrier de France aux élections législatives de 1902 et rejoint les socialistes après le congrès de Tours de décembre 1920.
A sa mort le 24 février 1930, un millier de personnes assistent à son enterrement.

Chaque 1er mai, la Fédération du Parti Socialiste de la Gironde lui rend hommage en déposant une gerbe sur sa tombe, ainsi que sur celle de Flora Tristan.
Cette militante des droits des femmes est elle aussi une figure emblématique du socialisme girondin. D’origine franco-péruvienne, née à Paris en 1803, les drames de sa vie personnelle la pousse à se battre pour la condition féminine ; elle est d’ailleurs considérée comme l’une des premières féministes. Ouvrière mais aussi femme de lettres, elle apparaît comme une figure majeure des luttes de la classe ouvrière et pour les droits des femmes dans les années 1840. Son « tour de France » de militante socialiste et féministe s’achève prématurément à Bordeaux, où elle meurt de la fièvre typhoïde en 1844.

Ce dimanche 1er Mai à 9h30 2011, rdv au cimetière de la Chartreuse pour un dépôt de gerbe sur les tombes de Raymond Lavigne et Flora Tristan.

Puis à 10h30, départ de la manifestation Place de la République

Nouveau suicide chez France Télécom : le gouvernement doit assumer son rôle d’actionnaire

Le Parti socialiste de la Gironde fait part de sa vive émotion après le nouveau suicide survenu à France Télécom, ce mardi 26 avril 2011, sur un parking de Mérignac. Il s’associe à la douleur de la famille et tient à témoigner sa solidarité à l’ensemble du personnel de l’entreprise.

Malgré les récentes annonces de changements de management au sein du groupe, et ce après que les syndicats aient dénoncé à plusieurs reprises les pressions exercées sur les salariés à l’occasion de la restructuration du groupe et des changements de métiers, le PS pointe à nouveau ces méthodes de direction inacceptables dans le seul intérêt d’une rentabilité financière au mépris du respect de la personne humaine.

Le Parti Socialiste appelle par ailleurs à ce que toute la lumière soit faite sur ce tragique événement afin que le personnel retrouve au plus vite un cadre de vie au travail sûr et sain.
Ludovic Freygefond, Premier secrétaire fédéral du PS en Gironde, a par ailleurs interpellé le gouvernement quant à sa responsabilité de s’opposer à la cette logique de rentabilité financière destructrice,  l’État étant un actionnaire important de l’entreprise.

Ludovic Freygefond,
Premier Secrétaire Fédéral

Cécile Boucard,
Secrétaire fédérale chargée de l’emploi, économie et entreprises

Philippe Barbe,
Secrétaire fédéral chargé des relations avec les syndicats et associations

Patrick Stefanini nouveau préfet d’Aquitaine, un pas de plus dans l’État UMP

Ludovic Freygefond, premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste en Gironde, estime que la nomination de Patrick Stéfanini au poste de Préfet de Gironde et de la Région Aquitaine, est le fait du prince,

« pas de celui du Président de la République dont on reconnait les pratiques, mais cette fois-ci du Maire de Bordeaux et numéro 2 du gouvernement».

Ce dernier aurait-il réussi à imposer l’un de ses hommes à la tête de la Préfecture afin de pouvoir mieux contrôler la ville depuis son ministère ? Et le premier secrétaire fédéral de s’interroger : le Maire de Bordeaux serait-il trop préoccuper par le ministère des affaires étrangères pour pouvoir gérer au mieux les problématique de Bordeaux et du département ? Comme le disait François Fillon, le maire de Bordeaux ne sera plus aussi disponible pour sa ville.

« Une chose est sûre avec cette nomination nous sommes loin de la démocratie irréprochable prônée par le chef de l’État lors de son discours d’investiture où il s’opposait à des nominations en fonction des connivences et des amitiés »

juge Ludovic Freygefond, rappelant que Patrick Stefanini a été directeur adjoint du cabinet du Premier ministre Alain Juppé de 1995-1997, et par la suite secrétaire général du ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire en janvier 2008.

Ludovic Freygefond,
Premier Secrétaire Fédéral

2e tour des cantonales : une victoire de la gauche rassemblée

Sur les 27 cantons détenus par la gauche, tous ont été gagné les 20 et 27 mars dernier.
5 conseillers généraux avaient déjà été réélus dès le 1e tour :

  • Jean-Luc GLEYZE (Captieux), qui détient le score le plus important avec 81.24% des voix
  • Bernard DUSSAUT (Monségur), avec  67.81% des voix est réélu au premier tour comme en 2004
  • Isabelle DEXPERT (Villandraut), avec 63%
  • Philippe CARREYRE (Saint Symphorien), avec 62.15%
  • Philippe PLISSON (Saint Ciers sur Gironde), avec 50.24% des voix

Au second tour, tous les conseillers généraux sortants ont été réélus :

  • Christian GAUBERT (Audenge) : 56,62%
  • Vincent NUCHY (Belin-Beliet) : 63.67%
  • Jacques RESPAUD (Bordeaux 6) : 64.85%
  • Max JEAN-JEAN (Bourg) : 60.21%
  • Christian MUR (Branne) : 51.76%
  • Philippe MADRELLE (Carbon-Blanc) : 73.98%
  • Alain DAVID (Cenon) : 73.82%
  • Jean-Pierre SOUBIE (Floirac) : 71.22%
  • Alain MAROIS (Guîtres) : 59.80%
  • Bernard FATH (La Brède) : 66.39%
  • Jacques FERGEAU (Mérignac II) : 65.96%
  • Sébastien HOURNAU (Pauillac) : 59.82%
  • Edith MONCOUCUT (Pessac 1) : 71.73%
  • Gilles SAVARY (Talence) : 63.63%

Sur le très médiatisé canton de Bordeaux 2, Michèle DELAUNAY parvient à conserver son siège pour 45 voix. Une belle victoire alors que la droite et Alain Juppé en particulier mettaient un point d’honneur à reconquérir ce canton qu’ils avaient perdu en 2004.

5 nouveaux conseillers généraux socialistes entrent au Conseil Général : sur le Canton de Castelnau, Pascale GOT, Députée du Médoc, remporte 68.19% des suffrages. A Libourne, Isabelle HARDY sort elle aussi vainqueur de son duel avec le Front National (63.69%).
A Auros, Francis ZAGHET succède à Martine FAURE avec 56.83% des voix. Christophe BIROT recueille 65.19% des suffrages sur Saint Laurent Médoc. Enfin, à Cadillac, Guy MORENO bat le candidat du Front de Gauche Lionel CHOLLON, qui s’était maintenu contre l’avis de son parti, et est élu à 56.15%.
Les cantons de Bordeaux 8, Pujols et Sauveterre ont malheureusement été conservés par la droite. Félicitations toutefois à Béatrice DESAIGUES (41.01%), Marie-Emilie SALLETTE (46.16%) et Daniel BARBE (48.37%), qui ont réalisé de très beaux scores dans des cantons difficiles et ancrés à droite de longue date.
A Bègles, Jean-Jacques PARIS (FG) est réélu avec le soutien de l’ensemble de la gauche, suite au retrait de Jacques RAYNAUD (PS), conséquence d’un accord national passé entre le PS, le Front de gauche, EELV, le MRC et le PRG.

Par ailleurs, et si tous les duels opposant des socialistes au Front National ont été remportés par les premiers, la montée du parti d’extrême droite ne doit pas être minimisée.

Ce scrutin est riche en enseignements. D’abord, les Français font confiance au Parti Socialiste et à la gauche, qui est arrivée majoritaire dans de nouveaux départements, et notamment celui des Pyrénées Atlantiques. Cette victoire ne doit toutefois pas occulter que de nombreux Français, désabusés par un gouvernement qui ne répond en rien à leurs préoccupations et ne cesse de dégrader leur conditions de vie, se sont tournés vers l’extrême droite.

La désillusion -de nombreux électeurs de droite notamment- est confirmée par la défaite de l’UMP, sanctionnée par un vote contestataire, mais également par l’abstention, au-delà de la méconnaissance du rôle des conseils généraux et du manque d’information civique à l’occasion de cette élection cantonale.

A un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, l’enjeu pour le Parti Socialiste est de combler ce déficit de crédit de la politique dans son ensemble, et de conforter sa capacité de rassemblement autour d’un projet novateur et ambitieux.

Prochain rendez-vous le 28 mai, pour la Convention Nationale du projet !

2nd tour des élections cantonales : victoire du Parti Socialiste en Gironde

« Yves d’Amécourt s’était fixé pour objectif de gagner 3 à 8 cantons en Gironde, pour l’UMP ce soir c’est un grand chelem à l’envers ! »

s’est exprimé Ludovic Freygefond, Premier secrétaire fédéral, au soir du second tour des élections cantonales.

« En Gironde, et notamment dans les 6 cantons où le FN était présent au 2nd tour, les candidats Parti Socialiste ont su créer une dynamique de rassemblement de la gauche et convaincre les électeurs que le parti de la haine et de la xénophobie ne propose aucune solution aux problèmes des Français ».

« Nous avons su remporter les 27 cantons déjà détenus par la gauche dont 5 où de nouveaux candidats se présentaient (Isabelle Hardy à Libourne, Pascale Got à Castelnau, Francis Zaghet à Auros, Christophe Birot à Saint Laurent et Guy Moreno à Cadillac), j’y vois là l’adhésion au projet que nous avons porté ainsi qu’un fort rejet du gouvernement »

a analysé Ludovic Freygefond. Et de lancer :

« Michèle Delaunay remporte à Bordeaux une grande victoire, elle pour qui Alain Juppé avait taillé un accord sur mesure avec le Modem et envoyé toutes les forces dans la bataille. C’est un revers cinglant pour le ministre d’État, cela remettra-t-il en question sa candidature aux législatives en 2012 ? »

Avant de conclure sur les répercussions nationales du scrutin de dimanche :

« Cette élection est une étape décisive sur la route de 2012, elle marque une victoire du PS et une poussée inquiétante du FN, qui s’est d’ailleurs trouvé un nouvel agent de communication en la personne de Claude Guéant, soufflant sur les braises du FN avec des propos peu dignes d’un ministre de la République. Nous avons une grande responsabilité de remporter l’élection de 2012, notre parti est au travail avec primaires et projet pour les Français à l’ordre du jour de ces prochaines semaines. »