Résultats du vote de la Convention Fédérale sur le Projet

Ce jeudi 19 mai 2011, près de 4 500 militants girondins étaient appelés à voter pour le projet socialiste, finalement adopté à 95,49% (95,14% au niveau national).

Un projet solide et fédérateur qui par ce score a su rassembler les adhérents.

Ce projet, déjà adopté à l’unanimité lors du Conseil national du 9 avril 2011, est le résultat de 4 Conventions nationales mais aussi et surtout de multiples rencontres à travers toute la France.

C’est donc une véritable dynamique d’union qui est née autour du projet socialiste pour le changement en 2012.

Soirée anniversaire du 10 mai 1981

« Des centaines de millions d’hommes sur la Terre sauront ce soir que la France est prête à leur parler le langage qu’ils ont appris à aimer d’elle »

lançait il y a 30 ans François Mitterrand tout juste élu depuis l’hôtel du Vieux Morvan. Par ces mots il avait déjà revêtu l’habit d’un Président de la République, sans avoir besoin d’une retraite en yacht pour mesurer alors la charge et la responsabilité qui devenaient la sienne.

En regardant la vidéo de sa déclaration du 10 mai 1981, je retiens à la fois l’immense vague de joie qui traversa alors notre pays, ainsi que la solennité d’un homme dont la stature et la hauteur lui interdirent tout signe d’autosatisfaction là où aujourd’hui nous n’observons plus que ça à la tête de l’État.

Ce succès de la gauche, presque 25 ans après l’accession au pouvoir du Général De Gaulle, suscita alors un formidable espoir, l’espoir d’un renouveau, d’un nouveau départ. Au-delà de l’élection du premier Président socialiste de la Ve République, ce fut la victoire de tout le peuple de gauche.

Dès les premiers mois, les avancées sont considérables : abolition de la peine de mort, libéralisation de l’audiovisuel, réduction du temps de travail à 39 heures, 5ème semaine de congés payés, retraite à 60 ans, lois Defferre sur la décentralisation, suppression de la Cour de sûreté de l’État, instauration de l’impôt sur les grandes fortunes, et bien d’autres encore. Pendant 2 mandats, en pleine guerre froide, François Mitterrand marquera également la politique étrangère de la France, notamment à travers le chemin parcouru en faveur de la construction européenne.

François Mitterrand nous a laissé un héritage social et humain considérable, que la droite s’emploie aujourd’hui à démanteler et qu’il nous appartient aussi de défendre. Car le progrès social est un combat qui ne se termine jamais, nous devons aujourd’hui être fiers de nos valeurs, fiers du bilan de la gauche quand elle a été au pouvoir.

L’élection de François Mitterrand nous laisse également des enseignements ô combien précieux encore aujourd’hui, notamment celui d’une victoire acquise dans l’unité, puisque pour la 1ère fois, le candidat à la présidence fait le plein des voix socialistes. Dans le contexte politique qui est le nôtre, nous ne devrons pas oublier dans les semaines et mois à venir que cette unité est une exigence pour remporter les échéances de 2012.

Je suis heureux de vous accueillir ce soir nombreux, il était important de pouvoir partager un moment convivial ensemble à l’occasion de cette date anniversaire si chargée de symboles. Dans quelques instants nous écouterons cette chanson de Barbara « Regarde » avant de visionner un documentaire d’une quinzaine de minutes regroupant des témoignages de personnalités sur l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir. J’en profite d’ailleurs pour saluer le personnel de la Fédération que je le sais s’est investi avec cœur dans la préparation de cette soirée, et je veux aussi remercier tous les militants qui nous ont permis de rassembler les archives que vous pourrez découvrir ce soir.

Mes chers camarades, et c’est avec ma conviction profonde de militant socialiste que je m’adresse à vous ce soir, notre devoir pour 2012, c’est de permettre la victoire de celui que François Mitterrand présentait comme le grand vainqueur du 10 mai 1981 : l’espoir.

Je vous remercie

Discours de Ludovic Freygefond, Premier Secrétaire Fédéral

Cérémonie du 1er Mai

En juillet 1889, la IIe Internationale Socialiste réunit à Paris son deuxième congrès.
C’est à cette occasion que Raymond Lavigne fait adopter l’initiative d’une manifestation annuelle à compter de 1880, le 1er Mai, date déjà retenue comme journée de grève générale par les syndicalistes américains.

Raymond Lavigne, ouvrier né à Bordeaux en 1851, est d’abord animateur des groupes révolutionnaires bordelais. Successivement secrétaire général de la Fédération syndicale, animateur de l’association des travailleurs républicains socialistes de la Gironde, puis secrétaire de la Fédération girondine du Parti ouvrier français, il est l’homme qui fédéra le mouvement ouvrier à la fin du XIXe siècle. Il se retire de la vie politique active après l’échec du Parti ouvrier de France aux élections législatives de 1902 et rejoint les socialistes après le congrès de Tours de décembre 1920.
A sa mort le 24 février 1930, un millier de personnes assistent à son enterrement.

Chaque 1er mai, la Fédération du Parti Socialiste de la Gironde lui rend hommage en déposant une gerbe sur sa tombe, ainsi que sur celle de Flora Tristan.
Cette militante des droits des femmes est elle aussi une figure emblématique du socialisme girondin. D’origine franco-péruvienne, née à Paris en 1803, les drames de sa vie personnelle la pousse à se battre pour la condition féminine ; elle est d’ailleurs considérée comme l’une des premières féministes. Ouvrière mais aussi femme de lettres, elle apparaît comme une figure majeure des luttes de la classe ouvrière et pour les droits des femmes dans les années 1840. Son « tour de France » de militante socialiste et féministe s’achève prématurément à Bordeaux, où elle meurt de la fièvre typhoïde en 1844.

Ce dimanche 1er Mai à 9h30 2011, rdv au cimetière de la Chartreuse pour un dépôt de gerbe sur les tombes de Raymond Lavigne et Flora Tristan.

Puis à 10h30, départ de la manifestation Place de la République

Nouveau suicide chez France Télécom : le gouvernement doit assumer son rôle d’actionnaire

Le Parti socialiste de la Gironde fait part de sa vive émotion après le nouveau suicide survenu à France Télécom, ce mardi 26 avril 2011, sur un parking de Mérignac. Il s’associe à la douleur de la famille et tient à témoigner sa solidarité à l’ensemble du personnel de l’entreprise.

Malgré les récentes annonces de changements de management au sein du groupe, et ce après que les syndicats aient dénoncé à plusieurs reprises les pressions exercées sur les salariés à l’occasion de la restructuration du groupe et des changements de métiers, le PS pointe à nouveau ces méthodes de direction inacceptables dans le seul intérêt d’une rentabilité financière au mépris du respect de la personne humaine.

Le Parti Socialiste appelle par ailleurs à ce que toute la lumière soit faite sur ce tragique événement afin que le personnel retrouve au plus vite un cadre de vie au travail sûr et sain.
Ludovic Freygefond, Premier secrétaire fédéral du PS en Gironde, a par ailleurs interpellé le gouvernement quant à sa responsabilité de s’opposer à la cette logique de rentabilité financière destructrice,  l’État étant un actionnaire important de l’entreprise.

Ludovic Freygefond,
Premier Secrétaire Fédéral

Cécile Boucard,
Secrétaire fédérale chargée de l’emploi, économie et entreprises

Philippe Barbe,
Secrétaire fédéral chargé des relations avec les syndicats et associations

Patrick Stefanini nouveau préfet d’Aquitaine, un pas de plus dans l’État UMP

Ludovic Freygefond, premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste en Gironde, estime que la nomination de Patrick Stéfanini au poste de Préfet de Gironde et de la Région Aquitaine, est le fait du prince,

« pas de celui du Président de la République dont on reconnait les pratiques, mais cette fois-ci du Maire de Bordeaux et numéro 2 du gouvernement».

Ce dernier aurait-il réussi à imposer l’un de ses hommes à la tête de la Préfecture afin de pouvoir mieux contrôler la ville depuis son ministère ? Et le premier secrétaire fédéral de s’interroger : le Maire de Bordeaux serait-il trop préoccuper par le ministère des affaires étrangères pour pouvoir gérer au mieux les problématique de Bordeaux et du département ? Comme le disait François Fillon, le maire de Bordeaux ne sera plus aussi disponible pour sa ville.

« Une chose est sûre avec cette nomination nous sommes loin de la démocratie irréprochable prônée par le chef de l’État lors de son discours d’investiture où il s’opposait à des nominations en fonction des connivences et des amitiés »

juge Ludovic Freygefond, rappelant que Patrick Stefanini a été directeur adjoint du cabinet du Premier ministre Alain Juppé de 1995-1997, et par la suite secrétaire général du ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire en janvier 2008.

Ludovic Freygefond,
Premier Secrétaire Fédéral