Réactions aux propos d’Alain Juppé dans l’Express

Ludovic Freygefond, Premier Secrétaire Fédéral du Parti Socialiste en Gironde, s’est dit surpris des propos tenus par Alain Juppé dans l’Express du 2 mai 2012. Le maire de Bordeaux y qualifie les membres de l’opposition socialiste « de crétins ».

Le responsable socialiste a dénoncé un terme qui n’a pas lieu d’être tenu par un responsable politique, et qui est plus premier magistrat, à l’encontre des membres de son opposition.

« Les conseillers municipaux socialistes mènent une tâche difficile et sont un contrepoids indispensable pour le bon fonctionnement de la démocratie. Ils ont une parfaite connaissance du terrain. C’est cette proximité avec le terrain, la présence aux côtés des Bordelais qui semble aujourd’hui faire défaut à Alain Juppé »

a regretté Ludovic Freygefond. Et conclue :

« Il est regrettable de constater que l’agressivité et les mauvaises manières de l’UMP au niveau national déteignent sur le maire de Bordeaux.»

« La 1ère pierre du changement a été posée ce 22 avril »

« Ce soir du 22 avril nous assistons à la 1ère pierre du changement pour les Français »

se félicite Ludovic Freygefond.

« C’est historique sous la 5ème République qu’un candidat socialiste, face à un candidat sortant de droite, arrive en tête au 1er tour de l’élection présidentielle. C’est une marque de confiance très forte que les Français nous ont exprimé aujourd’hui, et aussi une sanction de la politique de Nicolas Sarkozy par rapport à l’injustice sociale et l’inégalité qui ont marqué durant son quinquennat. »

Avant d’ajouter :

« pour le second tour Nicolas Sarkozy n’a pas de réserve de voix à droite. Le score du Front National est une deuxième sanction, le retour du boomerang dans le visage d’une droite qui, pendant 5 ans, a soufflé sur les braises de la flamme du FN. »

Et de compléter :

« Ce soir, nous appelons toutes les gauches et ceux qui sont attachés aux valeurs de la République à voter dans quinze jours pour le changement, pour une République plus juste, plus équitable, plus solidaire ! »

A propos du taux de participation, le responsable socialiste s’est félicité du bon score :

« c’est une bonne chose pour la démocratie. Les Français ont pris conscience de l’enjeu et sont venus s’exprimer massivement. Après 5 années de Présidence en zigzag, où l’on a cherché à diviser le pays en désignant des ennemis de l‘intérieur, les Français se sont prononcés en faveur du changement ! »

Ludovic Freygefond
Premier secrétaire fédéral

Comment établir une procuration de vote pour l’élection présidentielle ?

Le vote par procuration permet de se faire représenter le jour de l’élection par un électeur de son choix, désigné sous le nom de mandataire.

Où ?

Pour les personnes résidant en France : au Commissariat de police, à la brigade de gendarmerie ou au Tribunal d’instance le plus proche de votre lieu de résidence ou de travail.
Pour les personnes résidant hors de France : auprès de l’ambassade et/ou du consulat.

Quand ?
Le plus tôt possible pour tenir compte des délais d’acheminement et de traitement de la procuration en mairie.

Cependant, une procuration peut être établie jusqu’à la veille du scrutin.
La procuration est établie pour une seule élection (1er tour, 2ème tour ou les deux tours) ou pour une durée déterminée (un an maximum pour les personnes résidant en France, 3 ans pour celles résidant à l’étranger). Vous pouvez donc effectuer en une fois la démarche pour les deux tours des élections présidentielles et législatives.

Une procuration peut être résiliée à tout moment : soit pour changer de mandataire, soit pour voter directement, à condition que le mandataire ne se soit pas déjà présenté.

Comment ?
Une simple attestation sur l’honneur mentionnant le motif de l’empêchement et de l’impossibilité de se rendre à son bureau de vote suffit désormais (vacances, obligations professionnelles

ou formation, handicap, raison de santé ou d’assistance à une personne malade ou infirme, lieu de résidence différent du lieu d’inscription). Aucun justificatif supplémentaire ne peut être exigé par les autorités.

La présence de l’électeur à qui est donné la procuration (le mandataire) n’est pas obligatoire.

Vous devez vous présenter en personne auprès des autorités compétentes muni de votre justificatif d’identité (carte nationale d’identité, passeport ou permis de conduire), ainsi que du nom de famille, nom d’usage, prénom(s), adresse, date et lieu de naissance de la personne qui votera pour vous.

En cas d’infirmité sérieuse ou si votre état de santé ne vous permet pas de vous déplacer pour venir établir votre procuration, vous pouvez demander qu’un personnel de police se déplace à domicile pour l’établir. La demande de déplacement doit être faite par écrit et accompagnée du certificat médical ou du justificatif de l’infirmité.

La personne qui votera pour vous doit impérativement figurer sur la liste électorale de la commune où vous votez mais pas obligatoirement dans le même bureau de vote, ni dans le même arrondissement et ne pas avoir reçu d’autre procuration en France.

Déroulement du vote
Le mandataire ne reçoit aucun document officiel, aussi, il est impératif que vous le préveniez directement de la procuration qui lui a été donnée et du bureau de vote dans lequel il devra voter à votre place.

Le jour du scrutin, votre mandataire doit se présenter muni de sa propre pièce d’identité dans votre bureau de vote.

Il votera en votre nom dans les mêmes conditions que les autres électeurs.

De la République irréprochable au quinquennat des affaires

Ludovic Freygefond, Premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste en Gironde et mandataire de François Hollande sur le département, a tenu à réagir à l’annonce du meeting de Nicolas Sarkozy samedi 3 mars 2012 à Bordeaux sur le thème de la République.

« N’y a-t-il pas un vrai cynisme dans le choix de ce thème alors que celui qui se réclamait en 2007 d’une république irréprochable a laissé place à un quinquennat au cours duquel les affaires de toute sorte se sont multipliées ? » *

s’est interrogé le responsable socialiste.

Ce rendez-vous bordelais sera aussi l’occasion pour le Président-candidat de soutenir son Ministre d’Etat, Maire de Bordeaux, et candidat aux élections législatives sur la 2ème circonscription.

« Nous assistons d’ailleurs depuis plusieurs semaines à un défilé hebdomadaire de ministres en déplacement dans le cadre de leur fonction pour une campagne qui ne dit pas son nom »

a dénoncé Ludovic Freygefond. Et complète:

« Nous soutenons pleinement Michèle Delaunay dans sa saisine du Comité nationale des comptes de campagne pour demander une vigilance accrue quant aux déplacements gouvernementaux pouvant dépasser ce champ et donner l’occasion à des Ministres-candidats de rallier des suffrages. Rien ne serait pire pour la démocratie qu’une campagne inéquitable. »

Le mandataire de François Hollande a affirmé à cette occasion tout son soutien à la députée sortante :

« Michèle Delaunay a fait un incroyable travail depuis 2007, à l’Assemblée nationale comme sur le terrain, ici, à Bordeaux, son talent et sa combativité sont de précieux atouts dans cette campagne ! »

Réaction aux propos d’Alain Juppé

Ludovic Freygefond, Premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste en Gironde et mandataire de François Hollande sur le département, s’est dit surpris des propos tenus par Alain Juppé dans un billet de son blog vis-à-vis de François Hollande. Le ministre y compare Nicolas Sarkozy à une

« vague puissante »

quand le candidat socialiste ne serait qu’un

« galet, roulé dans le ressac, qui tente d’exister ».

Le responsable socialiste a dénoncé une métaphore malheureuse dont la lourdeur ne ressemble guère à l’auteur.

« Là où François Hollande souhaite avoir une confrontation d’idées au service des Français, le Président candidat préfère les attaques, la diversion et les mensonges. Il est malheureux de constater que toutes les troupes de l’UMP ont repris cette consigne qui ne fait qu’abaisser le débat »

a regretté Ludovic Freygefond. Et s’interroge :

« Alors que les chiffres du chômage publiés hier relèvent une nouvelle progression du nombre de demandeurs d’emplois, ne pourrait-on pas s’épargner ce genre de piques qui ne servent vraiment pas le débat public? »

Avant de conclure :

« Alain Juppé est peut être amer de son débat télévisé avec François Hollande, mais chacun doit rester digne, les Français attendent autre chose de cette campagne présidentielle ».